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apic/Alexandrie/Nouveau patriarche/Petros VII/Succède à Parthenios III

Afrique:Election du nouveau patriarche orthodoxe d’Alexandrie (250297)

Le patriarche Petros VII succède au défunt patriarche Parthenios III

Le Caire, 25février(APIC) Le métropolite grec-orthodoxe Pierre d’Accra,

au Cameroun, a été élu patriarche d’Alexandrie, portant le titre de pape et

patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique. Agé de 47 ans, Petros Papapetrou succède, sous le nom de Pierre VII, au patriarche Parthenios III,

décédé le 23 juillet dernier. Pierre VII sera intronisé le dimanche 9 mars

en la cathédrale patriarcale Saint-Sabbas-le-Consacré, à Alexandrie, siège

du patriarcat.

L’élection d’un patriarche jeune – il était le benjamin des trois candidats retenus – connaissant bien l’ensemble du continent africain et ayant

une grande expérience pastorale et missionnaire sur le terrain, paraît traduire la volonté de l’Eglise d’Alexandrie de poursuivre dans la voie tracée

par son prédécesseur et de développer plus largement encore une orthodoxie

à la couleur africaine. Alexandrie est la deuxième Eglise selon l’ordre

canonique établi par l’orthodoxie, Constantinople étant la première.

Le scrutin, auquel participaient deux cents délégués répartis entre

trois collèges (clergé, laïcs de langue grecque et laïcs de langue arabe),

s’est déroulé en fin de semaine dernière. Trois candidats avaient d’abord

été retenus parmi les 17 évêques diocésains et auxiliaires que compte actuellement le patriarcat d’Alexandrie: Pierre d’Accra, Timothée d’Afrique

centrale et Chrysostome du Zimbabwe. Le métropolite Pierre a été élu au

premier tour à une très large majorité.

Une orthodoxie à visage africain

Le patriarcat d’Alexandrie regroupe, selon diverses estimations, de

200’000 à 350’000 fidèles, Grecs, Arabes ou Noirs pour la plupart, répartis

en quinze diocèses dont les sièges se trouvent en Egypte, en Libye, au Soudan, en Ethiopie, au Cameroun, au Zaïre, au Kenya, en Ouganda, au Zimbabwe

et en Afrique du Sud. Six de ces diocèses sont pour l’instant vacants. en

Egypte même, à côté des 15’000 fidèles arabes, il ne reste plus que 3’000

Grecs, sur les 300’000 que comptait encore le pays dans les années 50.

Malgré les vicissitudes politiques, l’orthodoxie connaît, depuis quatre

décennies, un large essor en Afrique centrale et orientale, où se sont

constituées d’importantes communautés noires orthodoxes, sans parler des

nombreux Grecs, Egyptiens, Libanais, Syriens, Palestiniens et Jordaniens

établis à travers tout le continent africain. Le clergé noir compte aujourd’hui quelque 140 prêtres et un évêque, l’évêque Jonas de Tanzanie. Un

autre évêque africain, le métropolite Théodore d’Ouganda, est décédé fin

janvier. (apic/sop/be)

Encadré

Un patriarche d’origine chypriote

Le patriarche Petros (Pierre) VII est issu d’une famille chypriote grecque.

Né le 3 septembre 1949 à Synchari, sur l’île de Chypre, il y a fait ses

premières études au séminaire, avant de suivre les cours de la Faculté de

théologie d’Athènes, en Grèce. Il a également suivi un cycle d’études de

formation à l’action missionnaire à Dublin, en Irlande. Ordonné prêtre en

1978, il a exercé son ministère pastoral au Caire, puis à Johannesbourg. En

1983, il a été ordonné évêque de Babylone, auxiliaire patriarcal pour la

ville du Caire. En 1990, il a été élu métropolite d’Accra, devenant ainsi

l’évêque du diocèse d’Afrique occidentale dont le siège est à Yaoundé, au

Cameroun. Il était l’un des proches collaborateurs du défunt patriarche

Parthenios III, dont il partageait la vision, notamment en ce qui concerne

la nécessité d’un témoignage renouvelé de la foi dans le monde contemporain

et l’oecuménisme. (apic/sop/be)

25 février 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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