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apic/Fribourg / Festival de films
Suisse:
11e Festival de films de Fribourg (250297)
Un tour du monde en une semaine et 70 films
Fribourg, 25février(APIC) La 11e édition du Festival de films de Fribourg
qui se déroulera du 2 au 9 mars sera celle des «plus», a annoncé mardi son
directeur Martial Knaebel. Plus de soutien des autorités, plus de films populaires, plus de possibilités de rencontres entre les réalisateurs et le
public, plus de prix. En 70 films venus de 32 pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique le public aura l’occasion de faire un vrai tour du monde.
Comme c’est la tradition, les films présentés à Fribourg circuleront
ensuite dans 16 villes de Suisse dans le «circuit des films du Sud» ainsi
que pour la première fois dans plusieurs villes italiennes grâce à la
collaboration avec la cinémathèque de Bologne.
Le Festival fribourgeois s’est acquis désormais une solide réputation.
Il est sans conteste aujourd’hui un des plus importants de Suisse. «Depuis
l’origine nous avons cultivé trois aspects», souligne Martial Knaebel. Faire connaître des films de qualité trop souvent restés inaperçus, parce que
ne bénéficiant pas d’un fort battage médiatique est bien sûr le premier objectif du Festival de Fribourg. L’aspect pédagogique revêt aussi une importance particulière. Chaque année, le Festival est l’occasion pour des jeunes et des étudiants d’approfondir la connaissance des pays d’où proviennent les films notamment en rencontrant les cinéastes présents.
La présence de professionnels du cinéma, réalisateurs, producteurs,
distributeurs, journalistes suisses et étrangers, permet enfin de favoriser
la distribution de ces films dans les circuits commerciaux habituels.
Outre les films en compétition, le Festival donne cette année trois
coups de projecteur sur la réalité de trois pays du Sud. Le premier est une
rétrospective des films du cinéaste indien du Kerala Adoor Gopalakrishnan
organisé pour marquer le cinquantenaire de l’indépendance indienne. La
«nouvelle vague» sud-coréenne propose à travers ses films un regard très
précis sur l’évolution politique et sociale du pays. Enfin une rétrospective de films sud-africains permet une approche nuancée du phénomème de
l’apartheid et des défis de l’émergence d’une nouvelle société.
Les onze longs métrages en compétition concourront pour le Grand Prix du
Festival (25’000 francs) et le Prix spécial attribués par le Jury
international formé de professionnels du cinéma de Corée du Sud, de
Tunisie, du Vénézuela, de France et de Suisse; le nouveau Prix «Voyages et
culture»; le Prix Fondation Village d’enfants Pestalozzi, le Prix du Public
offert par le quotidien «La Liberté»; le Prix du Jury des jeunes offert par
les Telecom et le Prix de la Fédération internationale des ciné-clubs
(FICC).
Jean-Paul Rüttimmann, président du Festival, s’est plu à souligner la
nouvelle collaboration instaurée avec les autorités publiques, fédérales,
cantonales et communales. Les unes et les autres ont accepté de mettre la
main à leur porte-monnaie pour accorder des subventions plus généreuses reconnaissant ainsi le caractère national de la manifestation. «Après les
difficultés des années précédentes, le Festival est maintenant définitivement ancré à Fribourg», constate le président. Côté sponsors privés, la
crise n’incite guère à une grande générosité. Pour la deuxième année consécutive, les Telecom restent le sponsor principal.
Pour les Fribourgeois, deux nouveautés sont encore à signaler: la décentralisation partielle du Festival à Bulle, avec deux projections par jour
et la tente «Cardinal» montée derrière le cinéma Rex pour permettre de disposer d’un lieu de rencontre et de dialogue nettement plus spacieux qu’autrefois. (apic/mp)




