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Pakistan: La question de la liberté religieuse reste source de tensions

Karachi, 12février(APIC) Malgré les garanties de respect de la liberté

religieuse données par le gouvernement pakistanais, l’expérience d’un éditeur chrétien illustrent les tensions religieuses qui persistent au quotidien dans ce pays, relève le Bulletin d’Information Missionnaire (Paris).

Se proposant d’éditer un calendrier destiné aux paroisses de l’archidiocèse de Karachi, Rahid Alam s’est rendu dans une boutique pour faire une

photocopie des fêtes chrétiennes. Un employé lui demandant de la lire pour

lui, l’éditeur lui a fait remarquer qu’elle était rédigée en urdu, la

langue nationale. L’employé lui a alors rétorqué qu’il ne voulait pas lire

des «mots blasphématoires». Bien que Rahid Alam ait pris soin de modifier

les mots «Marie, Mère de Dieu» par «Marie, Mère de notre Seigneur», par respect pour l’islam, l’employé a fait venir des musulmans pour leur montrer

le texte et faire condamner l’éditeur chrétien. Malgré la foule qui commençait à se masser, celui-ci est parvenu à récupérer son texte et à quitter

les lieux sans créer d’incident.

S’appuyant sur de tels exemples de tensions interreligieuses, le chef de

cabinet du Premier ministre s’est efforcé, dans un récent discours, d’améliorer les relations entre chrétiens et musulmans pakistanais en évoquant

notamment «Jésus, messager de la paix, de l’égalité et de la justice sociale pour tous», et en invitant le gouvernement à «faire siens les principes

chers à Jésus». Citant Mohamed Ali Jinnah, fondateur du Pakistan, l’actuel

chef de l’Etat, Farooq Ahmed Khan Leghari avait déjà déclaré dans un discours prononcé à Noël: «Nous sommes tous les citoyens égaux d’un même et

seul pays». (apic/cip/bim/mp)

12 février 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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