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Rome:Jour férié au Vatican le 11 février (100297)
en souvenir des Accords du Latran de 1929
Pour une collaboration «saine et respectueuse»
Rome, 10février(APIC) Au Vatican, il existe un jour férié non lié à une
fête religieuse ou à la date de l’élection du pape: le 11 février. Ce jourlà, les quelque 3’000 employés du Vatican restent chez eux en souvenir des
accords du Latran qui fixèrent, le 11 février 1929, le statut actuel de la
Cité du Vatican.
Des accords révisés en 1984, qui associent l’Eglise à l’organisation de
la vie publique en Italie. Une Eglise qui prend son rôle au sérieux et qui
ne renoncera pas à faire entendre sa voix dans des domaines comme la protection de la vie ou l’éducation, indique une note publiée lundi par le Vatican.
Signés par le cardinal Gasparri, Secrétaire d’Etat, et par Mussolini,
ces Accords du Latran ne furent pas remis en cause à la chute du régime
fasciste. Au contraire, ils entrèrent dans les arcanes de la nouvelle Constitution républicaine italienne, avant d’être révisés et même renforcés en
1984. Dans l’esprit du Concile Vatican II, l’Eglise y est appelée à participer, dans la limite de ses compétences, à la vie publique de l’Italie.
Ainsi, pour 1997, le Vatican rappelle publiquement qu’il doit, selon la
révision de cet accord, «collaborer de façon saine et respectueuse». Il
propose à cet égard plusieurs pistes de réflexion: «l’attention à la vie
naissante et à la vieillesse, la solidarité envers les plus pauvres, l’éducation intégrale de la personne».
Les Accords révisés en 1984 pas encore totalement appliqués
Au passage, le Vatican rappelle que l’accord révisé en 1984 n’est pas
encore totalement appliqué, en particulier dans le domaine de
l’enseignement, où l’objectif de la «parité scolaire» était prévu. Or, en
Italie, les écoles catholiques italiennes ne reçoivent rien de la part de
l’Etat. Avec la réduction des effectifs religieux (quasi bénévoles),
celles-ci doivent faire face à de graves difficultés économiques.
Les relations entre l’Eglise et l’Etat sont tendues sur ce sujet, mais
pas au point de provoquer une crise majeure. Le paragraphe de conclusion de
la note publiée le 10 février par le Vatican décrit l’état d’esprit actuel:
«L’Etat et l’Eglise ne s’affrontent plus comme deux pouvoirs qui se méfient
l’un de l’autre, mais ils sont appelés à collaborer et, de fait, ils collaborent à l’élévation de la condition humaine et sociale». (apic/cip/imediabe)




