apic/Philippines/Evêque assassiné/Jean Paul II «choqué»
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Philippines:Le pape «choqué» par l’assassinat de l’évêque de Jolo (040297)
Appel au dialogue et à la paix
Rome, 4février(APIC) Le pape Jean Paul II s’est déclaré mardi «choqué»
par l’assassinat le même jour de l’évêque de Jolo, aux Philippines. Le vicaire apostolique de Jolo, dans l’archipel des Sulu, Mgr Benjamin D. de Jesus, 56 ans, a été abattu en pleine rue dans la matinée du 4 fevrier par un
inconnu qui a tiré sur lui à six reprises, dont une fois dans la tête.
Jean-Paul II lance à cette occasion un appel au dialogue comme «seule voie
possible vers la paix».
A Rome, la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, à
laquelle il appartenait, estime que ce jeune évêque, ordonné par Jean-Paul
II en 1992, est la victime de groupes islamistes fondamentalistes. Pour
cette Congrégation, il ne fait aucun doute que c’est la vie de la victime
qui était visée, éloignant la piste d’un enlèvement qui aurait mal tourné.
Cette source indique que Mgr D. de Jesus avait reçu depuis longtemps des
menaces de mort de la part de ces groupes islamistes minoritaires, et très
actifs dans la zone, et qu’il se savait menacé. De ce fait, il vivait
habituellement sous la garde d’une protection policière, mais le jour de
l’attentat, il était sorti librement dans la rue.
Figure symbole, très populaire dans le milieu mususlman modéré, cet évêque avait été en particulier le recteur d’une école catholique, fréquentée
en majorité par de jeunes musulmans et par quelques chrétiens, minoritaires
sur cette ile. Un communiqué de cette Congrégation missionaire indique que
le mois du ramadan à Jolo a été marqué cette année par une recrudescence de
violence. Un restaurant chinois a été dynamité. Trois personnes ont été
tués et différents enlèvements ont eu lieu.
En raison de cette violence, de nombreuses boutiques et coopératives
sponsorisées par l’Eglise ont été fermées pendant la période du ramadan.
C’est d’ailleurs en se rendant dans l’une d’elle, Co-Op, où il avait été
invité par les employés, le jour de la réouverture après le ramadan, que
l’évêque a trouvé la mort, dans le square qui fait face à la cathédrale.
Appel au calme de l’Eglise locale
L’Eglise locale a aussitôt lancé un appel au calme. Le pape, quant à
lui, a envoyé un message de condoléances au vicariat apostolique de Jolo, à
la Congrégation religieuse dont faisait partie l’évêque assassiné, et aux
catholiques des Philippines. Jean Paul II se dit «choqué» par cette
«violence déplorable», tout en demandant que «le sacrifice de ce vrai
servant de la paix» contribue à la restauration de l’harmonie entre les
différentes communautés de population, «démontrant la futilité de la
violence». (apic/cip/imedia/be)




