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apic/Mgr Périsset

Fribourg: Mgr Périsset parle du rôle du (030297)

St-Siège au sein de la communauté internationale

Première conférence publique du nouvel évêque fribourgeois

Fribourg, 3février(APIC) Mgr Jean-Claude Périsset, nouvel évêque fribourgeois ordonné au Vatican le 6 janvier dernier, était vendredi soir l’hôte

de la paroisse du Christ-Roi à Fribourg. Le nouveau sous-secrétaire du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens a présenté dans une conférence

son activité antérieure au service de la diplomatie du Saint-Siège.

La paroisse du Christ-Roi qui fête cette année son cinquantième anniversaire, est la première de Suisse à recevoir le nouvel évêque pour une conférence publique s’est plu à relever son curé l’abbé Alain de Raemy. Un

honneur que Mgr Périsset accepte de bonne grâce en rappelant son attachement à la paroisse où son frère fut vicaire et où il célébra sa première

messe.

Devant une bonne centaine de personnes, Mgr Périsset a évoqué en particulier les années où il a vécu de près les changements en ex-Union soviétique et en ex-Yougoslavie, de 1991 à 1996. Au moment de son arrivée, le

Saint-Siège n’avait que deux représentants, un à Belgrade et un à Moscou.

Aujourd’hui, ils sont onze sur le même territoire, dans une quinzaine de

nouveaux Etats. L’activité diplomatique avec Moscou est actuellement nettement plus intense qu’elle ne peut l’être avec un pays comme la France, remarque Mgr Périsset.

Durant toute la guerre de l’ex-Yougoslavie, le Saint-Siège mena des

démarches suivies auprès des belligérants et de la communauté

internationale. Outre les quelques contacts rendus publics, des dizaines de

rencontres ont eu lieu. Il n’y avait pas une semaine sans que le Vatican ne

recoive plusieurs ambassadeurs ou délégations, même si visiblement les

principes moraux défendus par le Saint-Siège n’ont pas toujours trouvé

beaucoup d’écho. Ainsi l’Eglise a toujours défendu l’unité de la

Bosnie-Herzégovine et le droit de chacun de vivre là où il se trouvait

avant la guerre. De même elle s’est engagée pour que les sanctions ne

frappent pas trop durement les populations civiles en Serbie.

Pour Mgr Périsset, le Saint-Siège a un vrai rôle à jouer sur le plan international, qui dépasse celui de la simple représentation. Le fait que 166

Etats entretiennent des relations avec le Vatican montre bien la valeur de

ce «label». Nos partenaires attendent un rappel des valeurs spirituelles,

et du nécessaire respect de la vie humaine, constate Mgr Périsset.

Pour le Saint-Siège, l’intérêt est tout aussi évident, par exemple pour

la prise en compte par l’Eglise des grands problèmes du monde grâce à sa

participation aux grandes organisations internationales comme l’ONU, et ses

principales agences; UNESCO, UNICEF, etc. ou encore plus concrètement à

l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Ce canal permet en outre d’atteindre de très nombreuses instances ou personnes

qui n’ont aucun contact avec la réalité ecclésiale. Enfin l’existence d’un

réseau diplomatique peut grandement faciliter la mission de l’Eglise dans

d’autres domaines, en particulier l’aide humanitaire.

Répondant aux questions de l’assemblée, Mgr Périsset a abordé la question de l’attitude des médias face à certaines positions du Vatican. Citant

l’exemple du dernier passage de Jean Paul II à l’ONU à New York, Mgr Périsset a relevé qu’il suffit parfois que quelques journalistes ou qu’une agence ne saissisent pas l’importance d’une intervention pour que des pays ou

des continents entiers ne soient pas tenus au courant. La loi des médias

veut qu’un tri se fasse, il s’agit de garder un esprit critique. (apic/mp)

3 février 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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