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apic/Mère Teresa/Soeur Nirmala

Calcutta: Mère Teresa a elle-même suggéré le nom de Soeur Nirmala?

Faute de consensus lors du Chapitre général (160397)

Rome, 16mars(APIC) Faute de consensus lors du Chapitre général, c’est Mère Teresa en personne qui aurait suggéré le nom de Soeur Nirmala, appelée à

prendre le relais.

Huit semaines auront donc été nécessaires aux 120 supérieures régionales

et déléguées des différents secteurs de l’Institut pour arriver à un consensus. Un délai qui n’étonne pas le Père Edouard Le Joly, un jésuite que

Radio Vatican présente comme le «père spirituel» de Mère Teresa: «Les soeurs ne se connaissaient pas. Elles ont dû prendre le temps de faire connaissance, d’échanger sur les problèmes de la Congrégation, pour sélectionner les secteurs à développer et ceux à mettre de côté».

Le pape Jean Paul II a pour sa part envoyé un message, dans lequel il

demande que l’Institut continue son travail parmi les pauvres, en procurant

des biens matériels aux plus marginaux, mais surtout des biens spirituels.

«Je suis sûr que les soeurs vont poursuivre dans cette voie. Mère Teresa

est encore capable de stimuler ses soeurs en ce sens et d’obtenir des grâces pour elles», a ajouté le P. Le Joly.

A propos du long délai de l’élection, «The Indian Express» croit savoir

que le chapitre général, n’arrivant pas à trouver un consensus, c’est Mère

Teresa elle-même qui aurait indiqué le nom de Soeur Nirmala, supérieure de

la branche contemplative de cet Ordre, qui ne figurait effectivement pas

parmi les «favorites».

Agée de 63 ans, la religieuse d’origine népalaise, née à Ranchi, dans

l’Etat de Bihar, s’est convertie de l’hindouisme au contact de Mère Teresa,

dont elle fut une des premières fidèles, selon une source de l’archevêché

de Calcutta, «une personne d’une grande spiritualité, qui est probablement

la plus proche du coeur de Mère Teresa».

La presse italienne souligne de son côté que le choix de Soeur Nirmala,

qui sera assistée de la même équipe dirigeante qui encadrait Mère Teresa, a

été dicté en partie par son origine indienne, importante pour l’évangélisation en Asie, estime-t-on au Vatican.

Selon une collaboratrice de Mère Teresa que cite – sans la nommer – le

«Washington Post», le départ de Mère Teresa entraînera inévitablement une

baisse des dons qui font vivre l’Institut des Missionnaires de la Charité.

Cela ne préoccupe pas les religieuses, «qui ne sollicitent jamais de dons

en argent, selon la règle instituée par Mère Teresa». (apic/imed/pr)

16 mars 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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