Le texte contient 36 lignes (max. 75 signes), 379 mots et 2556 signes.

apic/Belgique/Appel des évêques/Emploi

Belgique: Marche pour l’emploi (140397)

Les évêques belges lancent un appel à la créativité de tous

Manque de réglementation en Europe: Les travailleurs paient le prix fort

Bruxelles, 14mars(APIC) Les évêques de Belgique ont lancé vendredi 14

mars un appel à la créativité afin d’élaborer «un projet global de société». Dans une lettre publiée dans le cadre de la «Marche pour l’emploi» qui

aura lieu dimanche à Bruxelles, les évêques invitent à réfléchir et à agir

avec créativité, à différents niveaux, en vue d’élaborer des solutions

d’avenir.

Ces solutions, selon les évêques, ne peuvent dépendre de la seule raison

économique. Il faut, écrivent-ils, les rechercher en fonction d’un «projet

global de société». Car «une démocratie qui ne contrôle pas son économie

perd sa crédibilité».

Les évêques de Belgique font part de leurs préoccupations du chômage qui

menace beaucoup de gens. «Personne ne peut se retrancher dans l’indifférence. Chacun de nous peut apporter sa contribution».

«Chaque jour des gens sont licenciés. Les jeunes ne trouvent pas d’emploi. Les aînés sont renvoyés prématurément chez eux. Certes, des mesures

sociales adoucissent la souffrance. Mais l’injustice reste. Dans une société démocratique, chaque personne a un droit fondamental au travail. Le chômage de masse et de longue durée est intolérable. Il doit être combattu inconditionnellement. Celui qui désire travailler ne peut être abandonné à

son triste sort, qu’il ait suivi l’enseignement fondamental ou le supérieur, qu’il soit belge ou étranger.

Pour les prélats belges, l’économie n’est pas indépendante de la communauté globale. Sa rationalité et sa modernisation doivent être régulées par

une adaptation à un projet global de société. «Une démocratie qui ne contrôle pas son économie perd sa crédibilité», constatent-ils. Avant de relever qu’une concurrence effrénée entraîne des conséquences néfastes. «Celui

qui ne peut pas suivre au niveau économique peut difficilement continuer à

croire que la vie en société s’adresse bien à tous les citoyens».

Ce que nous voyons se passer en Belgique et en Europe aujourd’hui nous

renforce dans l’idée qu’il manque une réglementation adéquate qui rende

l’économie plus humaine, estiment encore les évêques. Et de conclure en déplorant que les travailleurs en paient le prix. «Aujourd’hui ici, demain

ailleurs. On ne peut pas supprimer les frontières économiques et monétaires

pour en créer de nouvelles quand il s’agit de solidarité et de partage fraternel. Dans une Europe sociale et solidaire, l’emploi est une priorité».

(apic/cip/pr)

14 mars 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!