L’espace liturgique au centre de la réflexion
Fribourg: ouverture du 14e Congrès de la Societas Liturgica (170893)
Fribourg, 17août(APIC) Pendant six jours, les quelque 230 participants au
14e Congrès international de la Societas Liturgica, ouvert lundi à l’Université de Fribourg, vont se pencher sur le thème de l’espace liturgique.
La Societas Liturgica rassemble des membres des diverses confessions chrétiennes. Elle est présidée par Bruno Burki, pasteur à Neuchâtel, chargé de
cours à l’Université de Fribourg et vice-président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS).
A partir de l’étude de nombreux cas concrets, allant de l’organisation
liturgique de la basilique paléochrétienne de Casa Herrera en Espagne aux
questions autour de la messe dominicale télévisée au Canada francophone,
les participants réfléchiront aux spécificités de l’espace liturgique en
tant qu’espace sacré et en tant que lieu de rassemblement de la communauté.
Jeudi l’expérience se fera même pratique puisque les congressistes ont à
leur programme la visite d’églises anciennes et contemporaines en pays fribourgeois et bernois: Hauterive, joyau de l’art gothique, Amsoldigen au
bord du lac de Thoune, rare exemple du premier art roman en Suisse, l’église du St-Esprit à Berne, temple réformé en forme de halle de l’époque baroque et enfin l’église catholique de Köniz, de construction contemporaine.
Lundi, Horst Schwebel, professeur de théologie pratique à l’Université
de Marbourg en Allemagne, a ouvert le Congrès à partir du thème «espace liturgique et expérience humaine». Relatant l’expérience de la construction
de halles polyvalentes en tant que lieux de culte à partir des années 60 en
Allemagne, le professeur Schwebel a rappelé que ces réalisations ne répondaient pas seulement à des critères économiques et techniques, mais aussi à
des concepts théologiques. L’idée d’église «ouverte à tous» en tant que
lieu de vie et de rassemblement de la communauté a poussé alors les constructeurs à vouloir s’affranchir des conceptions et des formes traditionnelles, pour aboutir à des lieux les plus neutres possibles, proches des
espaces de la vie quotidienne.
Or il s’avère, selon Horst Schwebel, qu’on a pas tenu suffisamment compte alors des critères anthropologiques. Le fidèle reste très attaché aux
éléments qui permettent l’identification immédiate d’un lieu religieux. Les
espaces amorphes ou indéfinissables ne peuvent le satisfaire. D’où l’importance de la disposition des lieux et du mobilier liturgique, autel, baptistère, chaire, oeuvres d’art, etc.
C’est la cour de l’Université, en plein air, qui a servi d’espace liturgique pour la prière de la fin de soirée présidée par Mgr Jacques Richoz,
vicaire général du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Avant de partager le vin d’honheur offert par l’Etat et la Ville de Fribourg. (apic/mp)




