Appel à un témoignage courageux
Denver: Jean Paul II ouvre la 8e Journée mondiale de la Jeunesse
Denver, 13août(APIC) Le pape Jean Paul II a ouvert jeudi après-midi à
Denver la 8e Journée mondiale de la Jeunesse. S’adressant en quatorze
langues aux centaines de milliers de jeunes de tous les continents venus
pour l’accueillir, le pape les a invité à témoigner courageusement de leur
foi et à la proclamer avec force à la veille du troisième millénaire. Jean
Paul II a en outre encouragé à la solidarité avec les malades su sida.
C’est un devoir pour la société actuelle de ne pas négliger ceux qui
souffrent. L’argent récolté lors de la journée de pénitence de vendredi
servira à venir en aide aux malades du sida de l’Hôpital St-Joseph à Kitovi
en Ouganda, a expliqué le pape.
Dans son discours en quatorze langues, dont le russe, l’arabe et le coréen, Jean Paul II a appelé à l’ouverture à la Bonne Nouvelle. En langue
croate, il a prié Dieu d’éclairer les responsables de la crise dans les
Balkans. En polonais, il a rappelé le souvenir de la Journée mondiale de la
Jeunesse de Czestochowa en 1991. En français il a invité à la prière pour
un développement harmonieux en Haïti. Il a également adressé un salut particulier aux membres des autres Eglises et communautés chrétiennes ainsi
qu’à un groupe d’Indiens.
Une expérience inoubliable
«Pendant ces quelques jours à Denver, nous vivons une expérience inoubliable», confie Isabelle, une jeune belge. «On est impressionné de voir
tant de jeunes rassemblés pour une seule personne. Cela traduit le respect
qu’on éprouve pour Jean Paul II.» «Beaucoup de jeunes ont volontairement
participé à la préparation, des jeunes de toutes confessions, beaucoup
d’Eglises protestantes, des mormons… Ici tous participent à cette grande
fête de l’Eglise catholique. Comme les Américains, Isabelle partage cet
enthousiasme pour voir le pape. «J’ai discuté avec une jeune Américaine qui
m’a dit être frappée par la densité des paroles du pape (…) qui nous dit
d’ouvrir les yeux autour de nous.»
Pour cette jeune fille, «ici aux Etats-unis, il y a beaucoup de choses à
changer, faire tomber les murs de haine entre les races, entre les gens de
couleur différente… Nous sommes un pays libre (…) mais quel comportement avons-nous envers les immigrés? Nous oublions que nous-mêmes nous
sommes des immigrés, descendants d’immigrés. Je suis impressionnée, je me
rends compte que nous aussi, nous pouvons faire quelque chose.» (apic/ciccip/mp)




