L’Eglise accueille les immigrants
Grèce: un havre de paix dans la vie trépidante du port du Pirée (080893)
Athènes, 8août(APIC) Athènes n’est pas seulement un haut-lieu touristique
estival. Son célébre port, le Pirée est devenu depuis une quinzaine d’années un point de rencontre pour de nombreux immigrants africains ou asiatiques cherchant à s’embarquer dans la marine de commerce. Ces jeunes, fuyant
des conditions de vie difficiles de leur pays, arrivent en Grèce le plus
souvent clandestinement. Une situation qui les met à la merci des exploiteurs de tout genre. Depuis 1989, l’Eglise catholique s’est mise au service
de ces déracinés en ouvrant un centre d’hébergement.
La comparaison des salaires avec ceux de leur pays d’origine pousse ces
jeunes, souvent mariés, à accepter n’importe quel travail, y compris lesplus durs et les plus humiliants. D’abord pour survivre, puis pour envoyer
de l’argent à leur famille. Certains, dans le désespoir, se mettent à voler, à vendre de la drogue, ou à encore à se prostituer. Etant donné leur
situation de clandestins, ils ont souvent de grandes difficultés pour se
loger, s’habiller ou se nourrir.
Pour venir en aide à ses déracinés, la paroisse catholique du Pirée a
ouvert en 1989 un Centre d’hébergement. Situé à un kilomètre du port, le
centre peut accueillir 45 personnes. Il possède des sanitaires, des douches, la télévision, le téléphone et une petite cuisine. Depuis 1989, c’est
un total de 54’600 nuits qui a été offert à ces jeunes. Ceux qui travaillent participent aux frais, mais la situation financière est déficitaire et
le centre doit recourir à l’aide étrangère pour les dépenses d’eau, d’électricité et d’entretien.
Un «meeting point» dans la crypte de l’église paroissiale
Le Centre ne pouvant satisfaire toutes les demandes d’hébergement, on a
créé, dans la crypte de l’église paroissiale un pied-à-terre où les immigrés peuvent se rencontrer, lire, se reposer, passer quelques heures de détente ou même suivre des cours de langues. Après quatre ans de travail et
d’aménagment, le «meeting point» a été inauguré en mars dernier. Un «havre
de paix» dans la vie trépidante d’un port. (apic/fides/mp)




