Italie: face à la surenchère de la «Lega Nord» (280993)
les catholiques préparent un nouveau «Risorgimento»
Rome, 28septembre(APIC) L’unité de l’Italie sera au centre des débats de
la 42e Semaine Sociale des catholiques italiens qui s’est ouverte mardi à
Turin. Un thème d’une brûlante actualité au lendemain des menaces du leader
de la «Lega Nord», Umberto Bossi, plaidant pour une fédération de l’Italie
qui isolerait le Nord riche (parce que travailleur) du Sud pauvre (parce
que oisif). Dans un message adressé à l’assemblée, le pape Jean Paul II a
apporte son total soutien à la démarche des catholiques italiens.
«L’Osservatore Romano» s’est élevé à nouveau lundi contre «cette vague
toujours plus massive et dangereuse d’égoïsmes sectoriels, qui même s’ils
ont pour origine une conjoncture économique difficile, cherchent à extirper
du tissu social des valeurs authentiques et solides comme la solidarité et
la recherche passionnée et sincère du bien commun».
Le thème de la Semaine, intitulé «Identité nationale, démocratie et bien
commun» sera développé selon quatre axes: la remise en cause de l’unité nationale, l’abandon de la solidarité, le renouveau du pacte démocratique et
le rôle des catholiques dans le «risorgimento».
Soutien direct du pape Jean Paul II
Ces mêmes aspects sont développés par Jean Paul II dans une lettre qu’il
adresse à l’assemblée par l’intermédiaire du cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne. Le pape constate la crise de la
société civile et politique italienne et explique que la formation chrétienne peut contribuer à surmonter les situations d’insécurité, d’injustice
et de marginalisation. Jean Paul II invite à favoriser une participation
toujours plus grande, conforme à la dignité de l’homme. Il rappelle aussi
le principe de subsidiarité et réclame une réflexion sur le centralisme national et les légitimes autonomies locales.
La réforme doit, selon le pape, se fonder sur la solidarité qui permet
d’élaborer une véritable culture des droits et des devoirs. Il faut restituer à chaque citoyen le sens de la coexistence, ajoute Jean Paul II et
s’engager pour une politique de l’emploi et pour un modèle de développement
et de bien être social qui dépassent la simple logique du marché. «Il faut
promouvoir une culture plus riche dans laquelle toutes les dimensions de
l’homme trouvent reconnaissance et actualisation». (apic/sv/mp)




