Rome: le pape évoque les événements du Proche-Orient (120993)

«Ma pensée ne peut éviter d’aller à Jérusalem»

Rome, 12septembre(APIC) Le pape Jean Paul II est revenu sur sa visite

pastorale dans les pays baltes, achevée vendredi en Estonie, devant des pèlerins rassemblés dimanche à Castelgandolfo. Les événements du ProcheOrient ont également retenu son attention: «Ma pensée ne peut éviter d’aller à Jérusalem», a-t-il déclaré.

«Avec ces peuples finalement parvenus à la liberté, l’Europe regarde

vers l’avenir, a déclaré Jean Paul II lors de l’Angelus, à propos de son

récent voyage dans les pays baltes. Mais quel avenir peut-on imaginer, loin

des racines chrétiennes qui ont façonné la vie et la culture du continent?

s’est-il interrogé.

Le pape a par ailleurs appelé les pèlerins à prier pour les perspectives

de paix aux proche-Orient. «Nous avons également aujourd’hui une autre raison particulière d’adresser au Seigneur une fervente prière», a-t-il relevé. Cette perspective de paix «nous vient de la Terre Sainte et du ProcheOrient d’où, après si longtemps et tant de souffrances, nous parviennent

des signes historiques de volonté de paix».

«Remercions le Seigneur d’avoir inspiré le coeur de courageux responsables pour surmonter les méfiances, les peurs et les sérieuses difficultés

objectives, et pour s’engager en définitive sur un chemin concret et constructif, pour le bien de leurs peuples et de la région», a poursuivi le pape. C’est, a-t-il ajouté, le début d’un difficile chemin, le long duquel

les difficultés ne manqueront pas; c’est le prix de la paix entre les

coeurs et aussi le prix de la paix des coeurs.

«Solidaires avec tous les croyants et avec tous les hommes de bonne volonté du proche-Orient, nous demandons à Dieu qu’il continue à protéger et

à donner de la force à tous ceux qui ont été les artisans de ces événements. Que Dieu inspire confiance aussi à ceux qui sont encore dans le doute et qui, frappés par tant de désillusions et de peurs, estiment encore

lointaines la paix et la justice».

Et Jean Paul II de conclure: «Avec de tels sentiments d’espérance, ma

pensée ne peut éviter d’aller à Jérusalem, Cité du Seigneur et carrefour de

paix et de fraternité pour la Terre Sainte, pour toute la région et pour

tous les peuples qui y habitent. (apic/ch/pr)

12 septembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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