Trois futurs diacres honorent l’anniversaire: tout un symbole
Fribourg: Caritas-Fribourg souffle ses 50 bougies (241093)
Fribourg, 24octobre(APIC) Caritas-Fribourg a clôturé en beauté samedi les
fêtes de son cinquantième anniversaire. Après la journée portes-ouvertes du
12 octobre, «l’oeuvre sociale» de l’Eglise catholique fribourgeoise avait
invité ses amis à la paroisse du Christ-Roi, à Fribourg, pour une messe
d’action de grâce. Cette célébration, présidée par Mgr Pierre Mamie, évêque
de Lausanne, Genève et Fribourg, a été rehaussée d’une note liturgique spéciale: l’admission officielle dans l’Eglise de trois candidats au diaconat
permanent. Une manière heureuse et symbolique de faire coincider la fête de
Caritas et le diaconat chrétien. Ce dernier, depuis les origines apostoliques, n’a-t-il pas pour fonction importante, comme Caritas précisément, de
servir les pauvres ?
C’est ainsi que Max Hayoz, directeur de Caritas-Fribourg, Cung Binh Duyet , président du Conseil pastoral de la communauté vietnamienne en Suisse
Romande, tous deux mariés, et Lewis Tanner, veuf, conseiller de paroisse et
membre du Conseil pastoral de la paroisse St-Nicolas de Flüe à Lausanne,
après avoir reçu, durant la messe, les ordres mineurs du lectorat et de
l’acolytat, ont solennellement affirmé vouloir se préparer à leur future
fonction de diacres. L’évêque a demandé ensuite aux épouses présentes si
elles étaient pleinement d’accord avec la démarche de leur mari. Après leur
oui prononcé à voix haute, toute l’assemblée a alors chaleureusement applaudi les trois candidats.
La dignité des pauvres
Lors de son homélie, Mgr Mamie a d’abord remercié les dirigeants, les
collaborateurs et les amis de Caritas-Fribourg pour leur engagement évangélique en faveur des pauvres. En rappelant l’immense tendresse que devrait
être normalement chaque rencontre puisque «lorsque je rencontre un pauvre
sur mon chemin, c’est Jésus que je croise». Et l’évêque d’énumérer ces nombreuses rencontres, «à ma porte, dans la rue, mais aussi dans mon journal,
à la radio, à la télévision. C’est toujours Jésus qui passe et qui me regarde». Les réfugiés de Bosnie et du Burundi, les chômeurs en fin de
droits, ceux qui ne sont pas ou plus aimés, à cause d’un amour déçu ou trahi, les mourants isolés, tous ces pauvres de chez nous ou dans le monde attendent d’abord qu’on les respecte avant de leur donner notre pain et notre
argent. Alors, oui, a conclu Mgr Mamie, nous pourrons faire des merveilles!»
Après le ressourcement de la Parole et de l’Eucharistie, c’est dans la
salle paroissiale du Christ-Roi que s’est poursuivie la fête. Apéritif,
conversations entre amis, gracieuses danses vietnamiennes, remerciements
d’André Dupasquier, président de Caritas-Fribourg, encouragements de Jurg
Krummenacher, directeur de Caritas-Suisse, amenant de Lucerne un généreux
chèque pour l’heureuse jubilaire: le ton était donné. Les 50 bougies de Caritas-Fribourg pouvaient joyeusement être soufflées. (apic/ba)




