Le CIMI proteste auprès du président de la République
Brésil: grave retard dans la démarcation des terres des Indiens (191093)
Brasilia, 19octobre(APIC) 5 ans après la promulgation de la Constitution
brésilienne de 1988, c’est en ce mois d’octobre que se termine le délai légal pour la démarcation des terres réservées aux Indiens. Mais le gouvernement a pris un sérieux retard. 263 régions restent encore à démarquer dans
tout le pays. Ne pouvant accepter cette grave négligence, le Conseil Indigéniste missionnaire (CIMI) vient d’envoyer une lettre de protestation au
président de la République, en dénonçant l’incurie du gouvernement et son
mépris envers les peuples indiens du Brésil.
La lettre adressée au président Itamar Franco est signée par Mgr Apparecido José Dias, évêque de Registro. Le CIMI réaffirme son engagement total
envers les Indiens et annonce qu’il continuera fermement à exiger la démarcation de leurs territoires.
Un nouveau conflit entre des Indiens brésiliens et les autorités politiques vient d’éclater sur sur le littoral de l’Etat de Sao Paulo où une
communauté indienne «guarani» de 131 personnes est menacée d’expulsion. Le
gouvernement de Sao Paulo, à travers le département des eaux (SABESP), planifie la construction d’un barrage sur la rivière Capivari pour fournir de
l’eau à la ville de Sao Paulo. Ce projet va interrompre le débit normal de
la rivière et affecter la production alimentaire des Indiens. Il reste cependant un espoir que ce projet ne soit pas réalisé immédiatement. Le gouvernement qui prétend investir 130 millions de dollars dans ce barrage a
reçu un préavis négatif de la part de la Banque mondiale qui avait été solicitée pour un prêt. Celle-ci, dans sa réponse, a dénoncé des irrégularités dans l’étude d’impact sur l’environnement. Elle a aussi relevé que la
réalisation du projet aurait de graves conséquences sur la population indienne. (apic/em/ba)




