Trois Conseillers synodaux annoncent leur démission
Vaud: Synode de l’Eglise réformée vaudoise (291193)
Lausanne, 29novembre(APIC) Pour la première fois, le Synode de l’Eglise
évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) a siégé dans sa maison de
Cret-Bérard au-dessus de Puidoux, les 26 et 27 novembre. Les 130 députés du
législatif de l’Eglise, poursuivant la révision de la Loi ecclésiastique,
ont planché sur le mandat des ministres de l’Eglise. Ils ont accepté en outre le budget 1994 (déficitaire). Trois Conseillers synodaux ont annoncé
leur intention de se retirer à la fin de la législature en juin prochain:
Henriette Hartmann, Marcel Piguet et Jacques André. Le Synode a également
demandé au Conseil synodal d’étudier la possibilité de créer un «ministère
sida» dans l’EERV.
Les délégués ont approuvé sans grande discussion le budget 1994. Qualifié de «prudent» par le pasteur Marcel Piguet, membre permanent du Conseil
synodal, ce budget ne prévoit pas d’augmentations sensibles par rapport aux
chiffres de l’exercice actuel. Sur un total de rentrées de 3,2 millions de
francs, le budget 1994 accuse un déficit estimé à 110’000 francs, imputable
en grande partie au déménagement, l’an prochain, du secrétariat de l’Eglise
qui réintégrera ses locaux, rue de l’Ale à Lausanne. Deux nouveaux postes
sont prévus: l’un concerne un soutien au dialogue interreligieux dans le
canton, l’autre permet de renforcer l’équipe rédactionnelle du mensuel
«Croire», le journal des paroisses.
Réduction des subventions de l’Etat
Le Synode a appris en outre que, contrairement à une première intention,
le Conseil d’Etat ne mettra pas en cause les 5 postes assurés par des départements autres que celui de l’Instuction publique et des cultes. (aumôneries du CHUV, des maisons d’éducation et des prisons). Le gouvernement
cantonal vaudois a demandé à l’Eglise réformée de travailler en 1994 avec
un effectif moyen de 245 postes (actuellement 247). Ces diminutions se feront par le jeu des changements de postes, départs à la retraite, etc. Par
ailleurs, l’Eglise devra tout de même se serrer la ceinture pour économiser
d’ici à 1997 plus de 1,2 million de francs de subventions. En feront principalement les frais la Fondation pour une pastorale interconfessionnelle
dans les homes (FOPIEMS), les aumôneries dans les maisons d’éducation spécialisée, les frais de prise en charge d’aumôniers-stagiaires au CHUV et à
Cery.
Quel mandat pour les pasteurs?
Les délégués au Synode ont poursuivi leur première lecture de révision
de la Loi ecclésiastique vaudoise. Le mandat des pasteurs a particulièrement retenu l’attention, notamment quant à sa durée en paroisse. Il a finalement été limité à 15 ans, bien que certains délégués aient voulu assimiler le ministère paroissial au ministère spécialisé, dont la durée maximale
est de 12 ans. Quant aux tâches pastorales, elles devront dorénavant faire
l’objet d’un «projet» qui constituera le cahier des charges du pasteur. De
plus, elles ont été complètées par l’ajout de «l’évangélisation».
Le débat concernant «l’évaluation» des ministres a provoqué moins d’oppositions que lors des sessions précédentes. La résolution finalement adoptée (4 oppositions) est plus générale et plus souple que celle proposée par
la Commission: «Les autorités ecclésiastiques peuvent évaluer règulièrement
les pasteurs, en relation avec leur paroisse ou leur secteur d’activité.»
Un «ministère sida» dans l’EERV?
Sur la demande du 8e arrondissement (Lausanne), une proposition invitant
à la création d’un ministère pour l’accompagnement des malades du sida a
été déposée. Le Synode a accepté d’entrer en matière. Il a adressé cette
proposition au Conseil synodal pour étude et rapport au printemps 1994.
(apic/spp/mp)




