Rome: «L’Osservatore Romano» condamne l’utilisation (281193)
de cadavres dans des tests d’accidents automobiles
Rome, 28novembre(APIC) Sous la plume du théologien moraliste Gino Concetti, «L’Osservatore Romano» revient, dans son édition de samedi, sur l’utilisation de cadavres humains dans des tests d’accidents automobiles. L’auteur de l’article fait en outre remarquer que l’on choisit habituellement
«des cadavres d’enfants souvent vendus par des parents qui ne pouvaient pas
payer leur enterrement ou des clochards décédés dans la solitude la plus
totale».
«L’humanité condamne l’esclavage, écrit le théologien dans le journal du
Vatican , même s’il en connaît d’autres formes, notamment la traite des
blanches. Cette humanité pense que le cadavre a une dignité et qu’elle mérite la protection et le respect de tous. Les lois des Etats le reconnaissent d’ailleurs».
Même si rien n’interdit d’utiliser, avec le respect qui leur est dû, des
cadavres à des fins de recherche ou d’enseignement, même s’il est licite de
prélever des organes humains pour sauver d’autres vies, on ne peut pourtant
étendre l’analogie aux tests pour automobiles. «Le cadavre n’est en effet
pas un cobaye» et des techniques sophistiquées modernes permettent d’atteindre des résultats similaires à ceux qu’on escompte dans l’utilisation
des cadavres dans des tests d’accidents automobiles. Pour le Père Concetti,
il n’y a pas, dans ces tests, de raisons valables et moralement irréprochables que l’on peut invoquer dans le cas d’autopsies, d’études anatomiques
ou de prélèvements d’organes».
Il n’est dès lors pas admissible que l’on traite un cadavre comme une
chose ou comme du matériel d’expérimentation, ajoute le théologien, puisqu’on peut atteindre les mêmes résultats par d’autres moyens. Il n’est pas
plus admissible de vendre les cadavres sans l’assentiment des proches du
défunt, ni de choisir les cadavres des pauvres et des marginaux mûs par des
intérêts économiques, égoïstes et utilitaires». (apic/sv/ba)




