Les catholiques de Suisse et du Liechtenstein

Fribourg: Le 28 novembre, Dimanche Universitaire 1993 (241193)

appelés à soutenir l’Université de Fribourg

Fondation d’un Institut de recherche sur la famille

Fribourg, 24novembre(APIC) Fribourg: Le 28 novembre, Dimanche Universitaire 1993 (241193)

sont appelés le 28 novembre prochain, lors du traditionnel «Dimanche Universitaire», à soutenir l’Université de Fribourg. Cette importante collecte

permet à l’alma mater friburgensis de développer des projets s’inspirant

des valeurs chrétiennes, tant au niveau de l’enseignement que de la recherche. La collecte du Dimanche Universitaire a ainsi servi à jeter les bases

financières de l’Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la

famille – une initiative unique en Suisse – fondé au semestre d’été 93.

Comme à l’accoutumée, le premier dimanche de l’Avent l’Université de

Fribourg fait appel à la générosité des chrétiens de toute la Suisse et du

Liechtenstein. Thème de cette journée: «Tout l’homme et tous les hommes».

L’un des points forts en sera la famille, «pierre angulaire de la société».

La générosité des chrétiens permet de donner une assise financière à l’Institut de recherche sur la famille nouvellement fondé.

Un Institut consacré à la famille? C’est bien là un petit miracle, à une

époque où chacun se plaint du manque de ressources et où beaucoup de subventions se réduisent. Mais les nombreuses personnalités contactées dans

l’ensemble de la Suisse ces dernières années par le promoteur et premier

directeur de l’Institut, le professeur Meinrad Perrez, confirment l’importance d’un tel Institut. Aucune autre université, en Suisse, ne possède un

tel centre de recherche dans le domaine de la famille. A l’écho positif

rencontré un peu partout succédait alors le soutien actif du rectorat, des

recteurs Macheret et Meier, puis l’annonce de la création de l’Institut.

Dans le sens de sa mission

L’Université de Fribourg, faut-il le rappeler, a une mission particulière parce qu’elle est non seulement une université d’Etat, mais également

une institution de formation qui entend s’inspirer des valeurs chrétiennes

tant au niveau de l’enseignement que de la recherche. De manière spécifique, elle mène à bien cette tâche dans des centres de recherche interfacultaires et interdisciplinaires qui se préoccupent de l’éthique, des droits

de l’homme ou des questions concernant la famille. La création de l’Institut s’inscrivant dès lors dans la logique d’une complémentarité.

La famille est une institution qui touche à beaucoup de domaines de recherche scientifique. C’est pourquoi les représentants de différentes disciplines s’y retrouvent: ethnologie, psychologie clinique, psychologie appliquée, droit civil suisse, théologie morale, économie politique et politique économique.

L’Institut s’occupe actuellement surtout de questions psychologiques,

éthiques, juridiques, morales et économiques. Conduit par un directeur, en

l’occurrence le professeur Meinrad Perrez, il est placé sous la surveillance d’un Conseil. Quant aux représentants des chaires concernées, ils forment une commission, appelée «directoire». Le nouvel Institut est financé

durant les premières années par le canton de Fribourg et le Conseil de

l’Université. On estime cependant qu’il pourrait peu à peu l’être par des

fonds provenant de recherche sollicitées par des organismes intéressés.

Déjà des projets en route

Des projets de recherche sont déjà en route, concernant notamment les

familles monoparentales, leurs problèmes financiers et le «stress familial»

auquel elles doivent faire face. Une étude analyse l’importance de la famille pour les prisonniers pendant leur incarcération et lors de leur sortie de prison, et une autre les couples attendant leur premier enfant.

Un projet prépare un système d’information pour toutes les questions familiales. Cette banque de données, à la disposition des institutions universitaires, servira d’abord la recherche universitaire dans le domaine de

la famille. Parallèlement à ces études, l’Institut familial jouera un rôle

dans «l’enseignement universitaire». On y donnera des conférences afin de

sensibiliser un public plus large aux questions liées à la famille. Cela

même si l’Université n’a pas attendu la création de l’Institut pour aborder

cette problématique: avant même la fondation, cette année, elle a en effet

organisé le 4e Congrès international sur l’éducation familiale. Cette rencontre a réuni plus de 170 participants de 14 pays.

Une réalité qui interpelle tout le monde

Dans le préambule de la Charte des familles, proclamée à l’occasion de

son cinquantième anniversaire, «Pro Familia Suisse» déclare: «Les familles,

dans leur diversité, constituent un élément fondamental de la société; elles sont une réalité affective, éducative, culturelle, civique, économique,

sociale, morale et spirituelle». Pour réussir dans les domaines aussi divers, cette communauté de personnes à l’échelle la plus petite doit pouvoir

compter sur un cadre qui permette son épanouissement. Cette exigence interpelle la politique sociale, fiscale ou économique, en particulier parce que

les familles restent le lieu privilégié de l’accueil de l’enfant.

Nul doute que cette réalité interpelle l’Institut. Et c’est pour mener à

bien cette mission particulière – permettre ce «supplément d’âme» au niveau

de l’enseignement et de la recherche – que les catholiques de Suisse et du

Liechtenstein sont appelés à soutenir financièrement l’Université de Fribourg, qui accueille actuellement près de 8’000 étudiants, soit une progression de 25% depuis 1991. (apic/pr)

24 novembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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