Berne: Conférence diaconale élargie de la FEPS (091193)

«Le chômage: une interpellation pour les Eglises»

Berne, 9novembre(APIC) La Conférence diaconale élargie de la Fédération

des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) a tenu session mardi à Berne

sur le thème: «le chômage: une interpellation pour les Eglises». L’assemblée qui réunit outre les délégués des Eglises cantonales, les représentants des oeuvres d’entraide, des centres sociaux protestants, des aumômeries spécialisées, des centres de formation et d’autres organes liés à la

diaconie, a entendu un exposé d’Hans Peter Balzer, directeur de l’Institut

d’éthique sociale de la FEPS ainsi que les témoignages de plusieurs personnes engagées concrètement.

La pasteure Sylvia Michel, membre du Conseil de la FEPS a rappelé en ouverture de la journée la situation actuelle du chômage en Suisse, avec un

taux qui atteint 4,8%. Hans Peter Balzer, professeur à l’Univeristé de Berne, a constaté qu’au moment où la récession a surpris la Suisse au milieu

de 1991, les Eglises ont réagi comme tout le monde. La première réponse fut

la suppression de places de travail, les institutions ecclésiastiques ayant

même connu un des plus forts reculs de personnel. Au delà des diverses

théories sur les causes du chômage et les remèdes, HansPeter Balzer remarque que la solidarité ’naturelle’ manque entre les travailleurs et les chômeurs, ainsi qu’entre les chômeurs eux-mêmes.

Pierre Amman, directeur du centre social protestant de Moutier, a montré

pour sa part comment la solidarité avec les chômeurs peut se manifester

concrètement. Le centre social protestant veut offrir une alternative aux

chômeurs. Depuis février 1993, l’atelier boutique «la chiffonnière» à Tramelan offre un programme de formation et de réinsertion pour cinq à dix

chômeuses en fin de droit. Il s’agit de récupérer, de nettoyer, de transformer ou de revendre des habits usagés. Ce projet correspond en même temps

à un souci d’éviter le gaspillage et de protection de l’environnement.

Par rapport aux chômeuses, il ne s’agit pas seulement de les occuper,

mais de leur permettre de toucher un revenu lié à un vrai travail, ce qui

facilite beaucoup le retour sur le marché de l’emploi ordinaire, fait remarquer Pierre Amman. Les personnes participant à ce programme bénéficient

également d’un encadrement social.

D’autres projets concernant l’engagement des Eglises en faveur des chômeurs ont également été présenté lors de cette journée à Berne. La maison

des diaconnesses de Berne a présenté en outre son activité dans le domaine

des soins de longue durée «service au prochain». (apic/eg/mp)

9 novembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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