Quels changements pour les catholiques?
Le Laufonnais définitivement bâlois le 1er janvier 1994 (281293)
Liestal, 28décembre(APIC) Le premier janvier le district de Laufon rejoindra définitivement le canton de Bâle campagne. La frontière tracée par
le Congrès de Vienne en 1815 sera abolie après un long processus de consultations et de référendums. Après 180 ans passés dans le giron bernois le
Laufonnais devra revoir de nombreuses habitudes héritées de l’histoire.
Pour les Eglises ce changement de canton entrainera également des modifications, mineures dans le domaine de la pastorale, plus importantes pour ce
qui concerne le financement de l’Eglise.
Depuis mai 1992, un groupe de travail représentant les diverses instances s’est penché sur les questions liées au changement de canton.
Bâle-campagne s’enrichira de 13 paroisses catholiques comptant quelques
10’000 fidèles et 18 agents pastoraux. Sur le plan pastoral il n’y aura que
peu de changements, le Laufonnais restant comme auparavant rattaché au diocèse de Bâle. Ni les curés, ni les agents pastoraux, ni les autorités paroissiales ne changeront au 1er janvier 1994.
Au niveau des structures ecclésiastiques, par contre, en particulier
pour ce qui est du financement de l’Eglise, des modifications importantes
auront lieu durant la période transitoire fixée à cinq ans. Chaque paroisse
du Laufonnais disposera d’au moins deux sièges au sein du Synode catholique
de Bâle-campagne. Le curé ou le responsable de la paroisse sera membre ’ex
officio’ du Conseil de paroisse. Tous les catholiques, y compris les étrangers, bénéfieront du droit de vote et d’éligibilité au sein des autorités
ecclésiastiques. Les paroisses ne verseront pas de contribution à l’Eglise
cantonale pour les missions linguistiques (celles-ci étant financées par
l’Eglise cantonale avec le revenu de l’impôt sur les personnes morales)
Après la période transitoire de cinq ans, les paroisses seront directement responsables du paiement des salaires de leur personnel et des agents
pastoraux. Dans le même laps de temps, les paroisses devront mettre sur
pied une péréquation financière. Les paroisses pourront en outre recevoir
des subventions de l’Eglise cantonale pour la construction ou la rénovation
d’églises ou de bâtiments paroissiaux. (apic/fs/mp)




