Le Conseil pastoral du canton de Lucerne très déçu de l’instruction romaine sur les laïcs

«Un préjudice aux prêtres et à la compétence locale des évêques»

Lucerne, 1er décembre 1997 (APIC) Le Conseil pastoral du canton de Lucerne (KSRL) est profondément déçu de la dernière instruction romaine sur la collaboration des laïcs au ministère des prêtres. Le Conseil pastoral l’a fait savoir dans une lettre ouverte adressée la semaine dernière à Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, ainsi qu’à la Conférence des évêques suisses.

Le Conseil pastoral, composé surtout de laïcs, estime que l’instruction romaine porte préjudice aussi aux prêtres et réduit la compétence locale des évêques. La pratique pastorale actuelle des laïcs, qui a fait ses preuves, s’en trouve disqualifiée comme ceux qui la mettent en œuvre.

Le Conseil présidé par Bernadette Inauen d’Udligenswil (Lucerne), espère que les évêques resteront attachés à la pratique valable actuelle des collaborateurs(trices) laïcs et qu’ils sauront les défendre vis-à-vis des exigences romaines. Jetant un regard en arrière, au temps du Concile Vatican II et du Synode 72, le KSRL exprime à nouveau sa reconnaissance parce que les évêques ont confié à des laïcs, à travers leur fonction d’agents pastoraux, des responsabilités dans les domaines de l’annonce de la Parole de Dieu, du service religieux dominical et de la direction des communautés paroissiales.

Pour ne pas dissocier le travail pastoral de l’administration des sacrements, les évêques avaient autorisé, dans des cas exceptionnels, que des assistant(e)s pastoraux (ales) et des personnes qui dirigent la communauté, de conférer le baptême comme de présider le sacrement de mariage. En accordant ces autorisations, les évêques avaient tenu compte de la revalorisation théologique du laïcat et aussi du manque patent de prêtres. La nouvelle instruction vaticane disqualifie ainsi une pratique autorisée, comme ceux qui la mettent en œuvre.

«L’instruction romaine laisse enfin entrevoir un défiance fondamentale envers ’l’Institutio’ donnée par les évêques aux assistants pastoraux. Cette même instruction leur conteste l’aptitude spirituelle qui leur est pourtant reconnue comme membres du ’Peuple de Dieu’ à travers le baptême et la confirmation», affirme en outre la lettre ouverte adressée à Mgr Koch et à la Conférence des évêques suisses. (apic/gs/ba)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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