Colombie: collusion gouvernement – escadrons de la mort
Canada: Un jésuite colombien reçoit un prix canadien des droits de l’homme
Montréal, 10 décembre 1997 (APIC) Un jésuite colombien, le Père Javier Giraldo, a reçu mercredi à Montréal le Prix «John Humphrey pour la liberté». Fondateur de la Commission colombienne «Justitia et Pax», le Père Giraldo a dénoncé lors de la remise de ce prix des droits de l’homme les étroites relations existant entre les escadrons de la mort paramilitaires et l’armée et le gouvernement de son pays.
Il a accusé ces groupes clandestins, «bras secret» du gouvernement, d’être en très grande partie responsables du fait que la Colombie soit, par tête d’habitant, le pays du monde qui connaisse le taux le plus élevé d’assassinats et le plus grand nombre de victimes de la violence.
Le religieux jésuite a encore révélé que le nombre des supporters de la guérilla a doublé ces dix dernières années dans son pays. La cause de la violence en Colombie est pour lui l’injustice sociale et politique. (kna/apic/be)
Suisse: Le déplacement de Mgr Haas ne répond pas à des pressions politiques
Les motifs pastoraux passent toujours en premier, dit le nonce
Berne, 10 décembre 1997 (APIC) Le nonce apostolique en Suisse a réfuté mercredi l’argument selon lequel le Vatican aurait cédé aux pressions politiques dans le cadre du déplacement de Mgr Wolfgang Haas de Coire à Vaduz. Fidèle à sa mission spirituelle et religieuse dans le monde, le Saint-Siège, dans le gouvernement de l’Eglise, est toujours et en premier lieu guidé par des motifs pastoraux, a souligné Mgr Oriano Quilici en réponse à l’APIC.
Le nonce cite à l’appui de cette affirmation l’article 1752 du code de droit canon qui dit que «…le salut des âmes doit toujours être dans l’Eglise la loi suprême».
«Il ne serait donc pas correct de penser que le Saint-Siège aurait été conditionné par des raisons de nature politique dans une décision importante pour le bien futur d’une communauté ecclésiale. Même si les raisons d’ordre politique sont respectables, elles sont toujours en rapport avec des situations contingentes».
La nonciature rappelle aussi que son communiqué du 2 décembre annonçant la nomination de Mgr Haas à Vaduz présente, hormis les aspects pastoraux qui ont suggéré la création de l’archidiocèse de Vaduz, des motivations d’ordre historique et de convenance civile appuyant les dispositions du pape. Le texte relevait que «dans l’accomplissement de son ministère de pasteur suprême de l’Eglise universelle et avec le désir de promouvoir l’activité d’une des plus anciennes Eglises transalpines, en créant la nouvelle circonscription ecclésiastique de Vaduz et en la rendant directement dépendante du Saint-Siège, le Saint-Père a décidé de renforcer ses liens directs avec la communauté ecclésiale du Liechtenstein».
«Dans la décision de Sa Sainteté, on ne peut manquer de voir également une marque de reconnaissance à l’égard de la Principauté du Liechtenstein, cœur géographique de l’Europe», précisait encore le communiqué. (apic/com/mp)




