La confrérie des tidjannis, dont des adeptes se sont violemment affrontés à des coreligionnaires d’une tendance rivale, les al-sunnis (les militants du sunnisme, islamistes) est la plus puissante en nombre de toutes les confréries islamiques d ’Afrique de l’Ouest.

La confrérie des tidjannis

Fondée en Algérie vers la fin du 18e siècle par le cheikh Ahmad Al-Tidjanni, elle s’est peu à peu imposée en Afrique comme la plus grande confrérie du continent. Selon l’hebdomadaire francophone panafricain, ’’L’Autre Afrique’’, elle a été révélée au saint homme, entre 1781 et 1782, par le prophète Mahomet, lors d’une rencontre mystique dans l’oasis algérien d’Abu Samghuim pendant une retraite religieuse.

Depuis la mort du cheikh en 1799 à Fès (Maroc), où il s’était réfugié pour en finir avec l’hostilité des autorités ottomanes au pouvoir à l’époque dans son pays, la confrérie a traversé le désert du Sahara pour se propager en Afrique noire, en passant par le Maghreb. Elle a prospéré pacifiquement, à l’exception de quelques guerres saintes locales menées vers le milieu du 19e siècle par un marabout sénégalais, El hadj Oumar Tall, contre le colonisateur français.

Cependant, depuis la révolution iranienne de février 1979, sa suprématie est contestée par une nouvelle génération d’intellectuels africains formés dans les écoles, instituts et universités arabes des pays du Golfe. Appuyés par des associations ou mouvements d’entraide sociale islamistes, ils prônent un islam ’’pur et dur’’ reprochant aux chefs religieux traditionnels de faire de leur religion un tremplin politique, en étant de connivence avec les régimes en place. (apic/ihc/be)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!