Apprendre en s’amusant
France: Tests de culture chrétienne sur 36-15 Gabriel
Paris, 17 décembre 1997 (APIC) France: Tests de culture chrétienne sur 36-15 Gabriel… C’est ce que propose en France 3615 Gabriel-Test. Tous les quinze jours, dix nouvelles questions permettent de mesurer ses connaissances en matière religieuse et surtout d’approfondir son savoir. Par exemple sur le Jubilé. Ou sur Noël: d’où vient ce mot ? quelle est l’origine de la présence de l’âne et du boeuf dans la crèche ? D’où vient le sapin de Noël ?
A chaque question, trois propositions de réponses, explique la lettre d’information de la Conférence des évêques de France (SNOP). Une seule est vraiment juste. Mais qu’on réponde faux ou qu’on aille directement à la bonne réponse, il y a toujours à apprendre. Car si les questions sont brèves, les résultats sont toujours accompagnés de développements historiques, liturgiques ou théologiques, avec citations scripturaires à l’appui.
Le Père Jean-Marie Ségalen, en charge de cette rubrique depuis 1986, est un fin pédagogue. En 1951, après un doctorat en scolastique, et avant d’enseigner la philosophie, il a suivi deux années pédagogiques à Lyon. Entre stages et formation, il a rédigé un mémoire sur les tests. Rédemptoriste, il est engagé, comme ses frères de congrégation, dans la vie apostolique active au service des plus démunis de secours spirituels. Aussi à l’image de son saint fondateur, Alphonse de Liguori, il a toujours eu le souci «non pas de faire ce que tout le monde fait déjà, mais de faire ce qui ne se fait pas faute de gens».
Saint Alphonse bat Shakespeare !
Avec ses best-sellers, «Visites au Saint Sacrement», «Les gloires de Marie» ou sa «Théologie morale» qui lui vaudra le titre de Docteur de l’Eglise en 1871, Alphonse a, en quelque sorte, inventé le livre de poche. Qu’un homme de sa congrégation se soit inspiré de ses méthodes, étonnamment modernes, et utilise le minitel pour aller vers le petit peuple, non plus des campagnes environnantes de Naples, mais des délaissés de la culture spirituelle, n’est pas un hasard.
Au fil du calendrier liturgique, le Père Ségalen programme ses test-jeux sur minitel. Ils sont renouvelés à chaque quinzaine. Cela lui permet d’enseigner non seulement sur le sens des célébrations, mais sur les sacrements ou même sur les grandes interrogations de notre temps : «Science et Foi», «Les chrétiens et l’argent»… En réserve, une vingtaine de sujets, «cinq à dix questions pour chacun, 100 à 200 occasions d’apprendre en s’amusant. (apic/cip/snop/pr)




