La salle du Parlement libanais, en pleine reconstruction au cœur de Beyrouth, a connu un événement inhabituel mercredi, avec le parlement des journalistes de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP). Le président du Parlement libanais, Nabib
Transmis en direct par la radio et la télévision au Liban et dans les pays arabes, le débat, au risque de tourner à l’»autoglorification», a permis de saisir la sensibilité des Libanais face aux problèmes internes et externes du pays.
Les journalistes étrangers ont tenté de mettre le doigt sur les problèmeslibanais sans censure ni autocensure. Occupation israélienne au Sud, «protectorat» syrien sur le pays, réconciliation nationale, retour des réfugiés, reconstruction, liberté d’expression, respect des droits de l’homme ont passé au crible de l’éloquence du chef du Parlement.
Si la volonté de défendre un Liban uni, libre et démocratique, est apparue avec force, les questions plus précises n’ont eu, aux dires des observateurs libanais, que des moitiés de réponses. Six ans après la fin de la guerre, la reconstruction morale, sociale, politique et matérielle du pays apparaît encore comme un long processus fait d’avancées et de reculs, avec cependant deux cartes importantes: le désir de vivre ensemble et une liberté de parole non négligeable, par rapport à d’autres pays de la région. (apic/mp/pr)




