Le COE va rationaliser sa gestion financière
Difficultés financières au Conseil œcuménique des Eglises
Genève, 16 septembre 1997 (APIC) Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) va devoir rationaliser sa gestion financière. Avec des déficits de 2,4 millions de francs en 1996 et de 4,4 millions en 1995, l’organisation est confrontée à de gros problèmes financiers, confirme le nouveau responsable de l’administration et des finances du COE, Robert Christeler.
«Chaque dollar ou chaque centime, dépensés en administration, sont des dollars ou des centimes qui ne vont pas à nos bénéficiaires», a fait remarquer le «trésorier», homme d’affaires et professeur suisse, lors d’une intervention faite dans le cadre du Comité central du COE, rassemblé du 11 au 19 septembre à Genève. Robert Christeler prendra ses nouvelles fonctions le 1er octobre.
«Les procédures budgétaires seront plus strictes», a-t-il déclaré. Jusqu’alors, trop de personnes étaient impliquées dans la gestion financière et les responsabilités en matière de finances ont été «trop largement dispersées».
Selon un document distribué par le COE aux membres du Comité central, en 1996, il y a eu un déficit d’exploitation de 2,4 millions de francs suisses (environ 1,65 million de dollars). Toutefois, «des rendements inespérés en matière d’investissements l’an dernier – 10 millions de francs suisses» (6,84 millions de dollars) – ont permis au COE d’absorber non seulement le déficit de 1996, mais aussi celui de 1995 (4,4 millions de francs suisses, soit 3 millions de dollars) et d’absorber les coûts des indemnités de licenciements de personnel l’an dernier calculés à 2 millions de francs suisses (1,37 million de dollars).
La première moitié de 1997 a aussi été une «excellente» année sur le plan des investissements, mais il n’existe aucun moyen de prévoir comment le marché financier va évoluer dans la seconde partie de l’année, a expliqué Robert Christeler. Selon lui, même si les dépenses de la première partie de 1997 ont été au-dessous du budget, seulement 38 % des recettes annuelles prévues pour les activités de programmes ont été reçues au 30 juin.
Rappelant qu’il était habituel qu’un certain nombre de donateurs fassent leur contribution vers la fin de l’année, il a toutefois souligné que le COE devait «faire preuve de prudence car il n’y a aucun moyen de prédire avec exactitude» les recettes totales pour 1997.
S’exprimant avec un «pessimisme prudent», Robert Christeler a précisé que la direction du COE continuera d’appliquer un programme de contrôle des dépenses très rigoureux. (apic/eni/pr)




