Une minorité trop souvent oubliée sur le plan pastoral
Suisse: Les chrétiens orientaux, désormais le troisième groupe de chrétiens en Suisse
Lucerne, 22 septembre 1997 (APIC) Après les catholiques-romains et les protestants, les fidèles des Eglises orientales – d’obédience orthodoxe et catholique – forment désormais le troisième groupe de chétiens en importance numérique. Issus majoritairement de l’immigration de ces deux dernières décennies, ils constituent aujourd’hui près de 1% de la population suisse, soit plus de 70’000 personnes.
La part des fidèles appartenant aux Eglises orientales a plus que triplé en vingt ans en Suisse. Même s’ils sont minoritaires dans cette nouvelle population chrétienne, les chrétiens orientaux «uniates» – c’est-à-dire en communion avec l’Eglise de Rome – ne peuvent pas être ignorés. Il s’agit d’une minorité «trop souvent oubliée» et qui ne bénéficie pas d’une prise en charge pastorale suffisante, écrit le journaliste Rolf Weibel, rédacteur responsable de la «Schweizerische Kirchenzeitung», l’organe officiel des diocèses de langue allemande.
Dans une brochure sur la présence en Suisse des Eglises orientales catholiques, éditée par la Commission catholique suisse pour les migrants (SKAF) à Lucerne, R. Weibel estime que ces Eglises, dont la religiosité, la spiritualité et les rites sont largement méconnus, représentent un défi à bien des égards. L’auteur relève qu’à la différence de pays comme les Etats-Unis ou le Canada, où les diverses diasporas nationales sont suffisamment nombreuses, le nombre de fidèles orientaux est trop faible pour qu’ils puissent disposer d’institutions et hiérarchies ecclésiales propres. Il estime que les catholiques orientaux de Suisse – notamment issus des cultures byzantines et arabes – sont en droit d’attendre une sollicitude pastorale aussi importante que les autres minorités d’immigrants catholiques. (apic/rw/be)




