Appréhension très grande pour la population palestinienne
Rome: Appel de Jean-Paul II pour la sécurité et la paix en Algérie et en Terre-Sainte
Rome, 31 août 1997 (APIC) Lors de l’angélus de dimanche, le pape Jean-Paul II a évoqué la situation en Algérie et en Terre-Sainte et a exprimé ses voeux pour que les «responsables» aient l’inspiration et la force nécessaire pour «faire avancer en même temps la justice, la sécurité et la paix de façon concrète en évitant les provocations et les attitudes qui blessent la dignité, les droits et les aspirations légitimes de chacun».
Le pape évoque une Algérie «martyrisée» par des «violences inouïes qui frappent sans trêve tant de personnes innocentes». Le pape parle de «férocité barbare» et de «violence injustifiable» Jean-Paul II espère que le coeur de ceux qui sont responsables de ces tragédies soient touché «afin que prenne fin une spirale de violence injustifiable et que le pays retrouve la paix tant désirée».
L’Osservatore Romano de dimanche met pour sa part l’Algérie à la Une, photos à l’appui, et titre : «Un peuple entier quotidiennement prisonnier de la férocité et de l’horreur». En sous-titre cette dénonciation : «Glaçante indifférence de la communauté internationale».
Anxiété pour la Terre Sainte
Le pape a avoué ensuite son «anxiété» pour la Terre-Sainte. Il rappelle les «terribles attentats survenus à Jérusalem le 30 juillet dernier» mais aussi les nouvelles préoccupantes de la «très grave situation qui s’est créée surtout à Bethléem». Il mentionne également les «conséquences pour de nombreux pèlerins». Une manière de rappeler que les accords signés entre le Saint-Siège et Israël comportent le libre accès des Lieux-Saints pour les pèlerins des différentes religions.
Le nonce apostolique à Jérusalem, Mgr Andrea Cordero Lanza di Montezemolo, avait protesté dans ce sens jeudi dernier 28, peu avant la levée partielle du blocus de la ville par les autorités israéliennes. «J’ai eu des assurances que le blocus sera adouci progressivement», avait affirmé Mgr Lanza, ajoutant : «L’important est de ne pas contribuer à répandre la panique en augmentant la tension».
«J’ai appris, reprend Jean-Paul II, qu’on a pris des décisions qui devraient diminuer ou éliminer de telles difficultés». «J’espère vivement que celles-ci constituent un premier pas vers un processus de normalisation, qui s’impose chaque jour davantage».
Jean-Paul II insiste ensuite, en disant son «appréhension très grande», face à la «forte tension» qui demeure et face aux «énormes difficultés» que la population de Bethléem, – territoire autonome, mais aussi de «tous» – et celle des territoires palestiniens sont «contraintes d’affronter chaque jour». (apic/imed/mp)




