confient aux plus jeunes l’avenir de leur congrégation

Rome: Les Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique

Rome, 17 juillet 1997 (APIC) 62 Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique originaires de 21 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique sont actuellement réunies à Rome pour une réunion spéciale «Réseau 50». Celle-ci rassemble toutes les soeurs âgées de moins de 50 ans. Son but est de tracer les plans d’avenir de leur collaboration avec l’Eglise en Afrique, selon leur charisme religieux missionnaire spécifique.

La réunion a été demandée par le dernier chapitre général de la congrégation, tenu en 1993. Elle a été préparée par une série d’échanges entre les 62 soeurs sur les questions essentielles touchant à la manière, là où elles oeuvrent comme femmes religieuses missionnaires, dans le contacte africain actuel

Actuellement, ces 62 soeurs travaillent dans 16 pays aux cultures bien différentes: en Algérie et en Tunisie au Nord; au Burkina Faso, au Mali, et Ghana et en Mauritanie à l’Ouest; au Rwanda, au Burundi et au Congo, en Afrique Centrale; en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Mozambique et au Yemen. Plus d’un tiers des participants sont africaines.

Durant trois semaines, jusqu’à la fin du mois (la rencontre s’est ouverte le 8 juillet), les soeurs vont traiter des sujets comme l’actualisation de la mission de la congrégation et de son charisme dans l’Afrique d’aujourd’hui; l’inculturation de la vie religieuse apostolique féminine dans le monde actuel; et «les nouvelles structures à promouvoir pour mobiliser et animer un groupe plus jeune, plus petit, plus mobile, de femmes religieuses apôtres». Le «Réseau 50» soumettra ses recommandations au prochain chapitre général, qui aura lieu en 1999.

Moins nombreuses, plus multiculturelles

«Cette rencontre est importante, non seulement pour les participantes, mais aussi pour toute la congrégation, souligne la supérieure générale, Soeur Marie McDonald. Notre groupe missionnaire est en pleine phase de transition. Nous devenons moins nombreuses, plus multiculturelles, et nous avons, dans le même temps, à faire face à de nombreux défis en Afrique». Les plus jeunes soeurs sont minoritaires dans la congrégation. Or c’est à elles surtout qu’il revient de répondre aux appels à la collaboration venant des évêques, dans une Afrique dominée par les pouvoirs économiques internationaux.

«Nous espérons, ajoute Soeur McDonald, que cette rencontre permettra de forger des liens solides entre les participantes pour qu’ensemble elles soient capables d’assumer la responsabilité de l’actualisation du charisme et la gestion de la réalité de la congrégation».

Les Missionnaires de Notre-Dame

La congrégation des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (1’262 soeurs actuellement), a été fondée il y a 129 ans par le cardinal Lavigerie, archevêque d’Alger, en vue de l’évangélisation de l’Afrique, avec un intérêt tout spécial pour les femmes africaines.

Les premières soeurs partirent pour l’Afrique centrale à la fin du 19e siècle. Depuis, l’évangélisation a pris de nombreux visages: catéchèse, établissement d’écoles, de dispensaires, d’hôpitaux, de centres sociaux pour les femmes. Vingt-deux congrégations locales africaines, dont quelques-unes de droit pontifical, doivent leur origine et leur formation aux Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique. (apic/cip/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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