Le Conseil de l’Eglise évangélique réformée
Suisse: La question de l’avortement divise les protestants suisses
du canton de Zurich contre l’avis de la FEPS
Zurich, 21 juillet 1997 (APIC) Suisse: La question de l’avortement divise les protestants suisses du canton de Zurich n’est pas content de la prise de position de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) sur la question de «la solution des délais» concernant l’avortement. Selon le service de presse de l’Eglise zuchichoise, il l’a fait savoir par une lettre adressée aux dirigeants de la FEPS . Une lettre qui exprime des remarques critiques à l’organisation faîtière des protestants suisses.
Le Conseil de l’Eglise protestante du canton de Zurich estime que «le mémorandum établi par la FEPS n’est pas suffisamment étayé théologiquement». Le modèle du choix éventuel de la femme, selon trois étapes du développement de l’embryon, comme base de son argumentation, est jugé «éthiquement discutable». Enfin, le conflit de conscience entre la protection de la vie en gestation et le droit de la femme à prendre une décision personnelle se trouve «banalisé», toujours selon le Conseil d’Eglise zurichois.
Dans le cadre d’une réponse à un postulat présenté au Synode, le Conseil de l’Eglise présentera plus tard des réflexions concernant le problème de l’avortement.
Une question controversée pour les chrétiens de Suisse
Le comité de la FEPS s’était prononcé, le 15 mai dernier, pour la «solution des délais» en matière d’avortement laissant à la femme enceinte (ou le couple) le droit de pouvoir décider sous sa propre responsabilité d’une éventuelle interruption durant le premier tiers de la grossesse. Cette décision a été approuvée par diverses instances de la FEPS, dont sa Commission féminine et sa Commission «Eglise et société»
Les délégués de l’Alliance évangélique suisse (AES) avaient émis un avis contraire, le 7 juin à Bâle, en se déclarant contre «la solution des délais» en matière d’avortement. Ils avaient déclaré notamment que «la vie donnée par Dieu commence dès la conception de l’enfant»
Tout ce débat en Suisse a été provoqué par l’initiative parlementaire de la Conseillère nationale socialiste zurichoise Barbara Haering-Binder. Ce ne sont pas seulement les protestants suisses qui sont divisés sur cette question morale et politique, à la fois délicate et controversée. Les citoyens et citoyennes catholiques sont aussi partagés sur cette problématique. Les femmes démocrates-chrétiennes ont provoqué l’étonnement en appuyant, dans leur majorité, les arguments, à quelques nuances près, que ceux adoptés par la FEPS. Le Parti démocrate chrétien (PDC), traditionnellement contraire à l’avortement en accord avec l’Eglise catholique, devra trancher aussi cette question lors d’un prochain Congrès. (apic/com/ba)




