Un objectif: améliorer la convention et les bannir à jamais

Mines anti-personnel: le Saint-Siège adhère à la Convention signée à Genève en 1980

Rome, 25 juillet 1997 (APIC) Le Saint-Siège a adhéré à la Convention signée à Genève en 1980 sur les mines anti-personnel, indique vendredi un communiqué du Vatican.

On a souvent reproché au Saint-Siège de ne pas adhérer à la Convention sur «l’interdiction ou la limitation de l’utilisation d’armes classiques produisant des effets traumatiques excessifs ou frappant sans discrimination», adoptée à Genève le 10 octobre 1980. C’est désormais chose faite. Avec l’objectif d’améliorer la Convention, notamment pour bannir une fois pour toutes les mines antipersonnel.

Mgr Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège à New York, a déposé l’instrument d’adhésion auprès du secrétariat général des Nations Unies le 22 juillet, accompagnée d’une brève déclaration.

En adhérant à cette Convention et aux quatre protocoles annexes «en conformité avec sa nature propre et aux conditions particulières de l’Etat de la Cité du Vatican», précise la note, le Saint-Siège «entend renouveler son encouragement à la Communauté internationale afin qu’elle poursuive dans la voie entreprise pour réduire les souffrances humaines causées lors des conflits armés».

«Tout pas dans cette direction, ajoute la déclaration, contribue à faire grandir la conscience qu’il est nécessaire de bannir la guerre et sa cruauté pour résoudre les tensions par le dialogue et la négociation…» S’il considère que «la Convention et ses protocoles constituent un instrument important pour le droit international humanitaire», le Saint-Siège «réitère l’objectif, souhaité de différents côtés, d’un accord pour une totale interdiction des mines antipersonnel, dont les effets tragiques sont notoires».

C’est pourquoi le Saint-Siège, «juge insuffisants et inadéquats les amendements apportés jusqu’ici au deuxième protocole et désire, par son adhésion, donner son appui à tout effort tendant à bannir totalement les mines anti-personnel, dans la conviction que tout doit être mis en oeuvre pour construire un monde plus sûr et plus fraternel». (apic/cip/bol/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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