Le programme de santé maternelle et infantile a débuté fin 1995. Avant le début de la guerre civile, l’Afghanistan détenait déjà le triste record de taux de mortalité maternelle et infantile. Cette constatation a conduit TdH à la conclusion que moyennant une assistance à domicile par du personnel soignant afghan, il était possible de mener une politique de prévention sanitaire et alimentaire, avec un suivi post-accouchement.

8’000 femmes visitées

Grâce à la dérogation qui touche le personnel féminin dans le domaine médical ou paramédical, chaque jour 8 équipe de 2 sages-femmes encadrées par 3 femmes médecins – toutes Afghanes – travaillent de manière itinérante dans les quartiers les plus populaires de Kaboul. Ce sont ainsi une dizaine de domiciles qui sont quotidiennement visités par chaque équipe. Le choix d’aller auprès des mères, là où elles vivent, est dicté par la connaissance du milieu, de la langue et des mœurs, mais aussi par la liberté de circuler sur la voie publique, limitée pratiquement pour tout le monde et les femmes en particulier.

«On travaille sur un nombre restreint de districts de Kaboul. On ne couvre même pas le tiers de l’habitat populaire», déplore Michel Hoffman. Qui lance un appel: «La seule chose qui nous empêche d’étendre raisonnablement notre action à quelques districts de plus est le manque d’argent. De plus, trop peu d’organisations humanitaires travaillent dans le pays. Or le temps presse. Chaque jour qui passe, on perd des enfants, des nourrissons et de jeunes mamans». Depuis le début de ce programme, TdH estime à quelque 8’000 le nombre de femmes visitées, suivies et assistées d’une façon ou d’une autre. (apic/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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