Strasbourg, 11 juin 1997 (CIP) Bernard Holzer, ancien secrétaire général du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), l’organisme chargé par les évêques français de la campagne de carême, a été ordonné prêtre à Huningue (Haut-Rhin) par Mgr Léon Hégelé, évêque auxiliaire de Strasbourg, le P. Claude Maréchal, supérieur général des assomptionnistes, et Mgr Albert Rouet, évêque de Poitiers.
France: Bernard Holzer, ancien secrétaire général du CCFD, a été ordonné prêtre
Agé aujourd’hui de 48 ans, Bernard Holzer a reçu l’ordination dans l’église même où il avait reçu le premier appel à l’âge de 6 ans. Entré au collège des assomptionnistes à Sainte-Odile à l’âge de 10 ans, il n’a plus quitté depuis cette congrégation, où il avait choisi de devenir religieux non prêtre.
Après avoir travaillé pendant vingt ans au CCFD, dont neuf comme secrétaire général (trois mandats successifs), et présidé également la CIDSE, coordination des actions de carême de 14 pays d’Europe et d’Amérique du Nord, il était assistant général de la congrégation des assomptionnistes à Rome, en charge de l’Afrique, de la France et de l’Europe de l’Est. (api/cip/cx/pr)
Mexique: Les missionnaires scalabriniens abritent 10’000 réfugiés dans le centre de Tijuana
Le camp des refoulés des Etats-Unis
Tijuana, 11 juin 1997 (APIC) Des centaines d’émigrés refoulés des Etats-Unis après avoir vainement tenté de gagner ce pays sont quotidiennement accueillis au Mexique par les missionnaires scalabriniens, dans la ville de Tijuana, près de la frontière nord-américaine. Leur centre est devenu un véritable camp de réfugiés. Il y héberge chaque année plus de 10’000 personnes.
«Des épaves humaines. Ils ne possèdent plus rien. Ce sont les malchanceux qui échouent à la «Maison de l’Immigré» ouverte à Tijuana par les Missionnaires de Saint-Charles (scalabriniens), explique l’un deux.
Leur nombre pourrait se multiplier par dix ou par cent après l’approbation de la loi sur l’immigration adoptée par le gouvernement Clinton. Cette loi suscite actuellement une levée de boucliers de la part des Conférences épiscopales d’américaine centrale et des Etats-Unis, Elle dicte une série de mesures discriminatoires contre les immigrants illégalement établis aux Etats-Unis, dont la déportation définitive dans la majorité des cas. Cinq millions de latinos, pour la plupart, sont visés.
Tijuana est la dernière ville du nord du Mexique avant la frontière américaine. La «Casa del Migrante» y a été ouverte il y a dix ans par les Missionnaires de Saint-Charles. Cette Congrégation, fondée par Mgr Scalabrini, évêque de Plaisance (1839-1905), pour venir en aide aux milliers d’émigrants italiens partis tenter leurs chances en Amérique, est présente aujourd’hui dans une vingtaine de pays.
La «Casa del Migrante» de Tijuana compte 22 chambres où sont hébergés chaque année quelque 10’000 personnes. Il y a trois ans, une «Casa» a été ouverte à côté, pour les femmes. Il n’y a pas que les malchanceux refoulés par les garde-frontières. Il s’agit surtout de remettre debout (les séjours sont de quinze jours maximum) les clandestins expulsés après avoir passé une dizaine d’années aux Etats-Unis. «Pour eux, déracinés deux fois, la situation est encore plus terrible», souligne le Père Gianni Sanzalato.
Le centre ne fournit pas qu’une aide matérielle et spirituelle, il facilite aussi les démarches pour obtenir des papiers, un emploi et un logement, donne une information sur les lois qui protègent les clandestins aux Etats-Unis, «un travail de fourmi qui vise à compliquer la tâche des recruteurs qui profitent de l’absence de statut légal des clandestins pour en faire des esclaves», justifie le missionnaire. (apic/cip/cx/pr)




