Les Eglises souhaitent aborder ensemble les grands défis du troisième millénaire

Amérique latine

Quito, 17 juin 1997 (APIC) Le Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) et le Conseil latino-américain des Eglises (CLAI) ont la volonté de réaliser des projets communs dans un proche avenir. Pour leurs responsables, les problèmes du troisième millénaire, notamment la pauvreté et la sauvegarde de l’environnement, contraignent les Eglises et les chrétiens à travailler la main dans la main.

Des dirigeants du CELAM et du CLAI, ainsi que de nombreux fidèles de diverses confessions chrétiennes, ont assisté à Quito à un panel intitulé «Chrétiens en Amérique latine: un projet commun pour le troisième millénaire», organisé à l’issue d’une réunion de délégués des deux organisations représentatives des Eglises catholiques et protestantes du continent sud américain.

L’aggravation de la pauvreté, -économique, mais aussi culturelle, religieuse et œcuménique-, est un défi très sérieux pour notre civilisation et pour notre foi», a déclaré Mgr José Luis Lacunza, président du département oecuménique (SECUM) du CELAM. L’approche d’un nouveau millénaire et la préparation du Jubilé doivent être pour les Eglises l’occasion d’un examen de conscience lucide», a-t-il ajouté, faisant sienne l’exhortation adressée par Jean-Paul II aux chrétiens d’y consentir et de se repentir des fautes qui ont rompu l’unité voulue par Dieu pour son peuple.

Pour Mgr Lacunza, le social est «un champ fertile non seulement pour le dialogue, mais aussi pour une collaboration dynamique entre les Eglises, car il présente toujours plus de nouveaux défis à notre créativité œcuménique».

Dénonçant la division des chrétiens comme un contre-témoignage, le pasteur Felipe Adolf, secrétaire général du CLAI, a montré l’urgence pour les Eglises de trouver des terrains de convergence. L’un des principaux lui paraît être la sauvegarde de la nature, qui doit être une préoccupation commune de tous les chrétiens. «Nous sommes en train de nous comporter comme si nous n’étions que des locataires, sans respect pour la terre que Dieu nous a confiée». Or nous ne pouvons déménager sur une autre terre, comme des locataires qui vont ailleurs quand ils ont saccagé la maison qu’ils habitaient», a-t-il déclaré.

De son côté, l’abbé Juan Carlos Urrea, secrétaire exécutif du SECUM, a appelé les chrétiens à collaborer pour créer des Eglises «capables de comprendre, d’accompagner, d’enthousiasmer des communautés chrétiennes pleines d’ardeur missionnaire, loin de tout prosélytisme». Il y a dans les Eglises «un énorme potentiel qui les pousse à transformer la société», a-t-il fait valoir, mais il ne pourra s’exprimer «que si cessent les disqualifications réciproques et que l’on surmonte le scandale de la division».

Les défis de la société sont si grands qu’ils ne peuvent être affrontés de façon isolée, et c’est pourquoi la pastorale doit toujours avoir une perspective oecuménique, a-t-il ajouté. (apic/cip/mg/aa)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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