Plénitude de joie dans le Christ

Rome: Jean-Paul II: proclame cinq nouveaux bienheureux.

Rome, 4 mai 1997 (APIC) Jean-Paul II a proclamé dimanche à Rome cinq nouveaux bienheureux. Deux sont espagnols : le Gitan Ceferino Gimenez Malla (1861-1936) , et Mgr Florentino Asensio Barroso (1877-1936), son évêque, tous deux martyrs de la Guerre d’Espagne en 1936. Deux sont italiens, Enrico Rebuschini (1860-1938), prêtre camillien, et Gaetano Catanoso (1879-1963) , fondateur des sœurs de la Sainte-Face. La cinquième est une Guatémaltèque, Maria Encarnacion Rosal (1820-1886), réformatrice de l’Institut des sœurs de Bethléem filles du Sacré-Cœur de Jésus. Depuis le début de son pontificat, Jean Paul II a proclamé 276 saints et 764 bienheureux.

Soulignant que la «loi de la charité» est source de la «joie véritable», le pape a rappelé que les nouveaux bienheureux qui ont vécu cet amour sur cette terre jouissent de la «plénitude de la joie promise par le Christ». Ils sont donc des modèles et des «témoins privilégiés de l’amour de Dieu».

«Dieu est amour. Il nous a aimés le premier. Notre devoir est maintenant de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés. A cela on nous reconnaîtra pour ses disciples. C’est de là que nait notre responsabilité : être des témoins crédibles», comme l’ont été les nouveaux bienheureux, a relevé Jean Paul II.

Lors de la procession des offrandes, la mélopée du violon soutenu par quelques arpèges de guitare a rempli la place Saint-Pierre. La mémoire de Ceferino Gimenez Malla, martyr et premier bienheureux gitan, s’impose plus que les quatre autres bienheureux. La veille déjà, lors du chapelet du premier samedi du mois, Jean-Paul II a salué les gens du voyage qui avaient chanté l’Ave Maria final. «La prière du rosaire est la meilleure façon d’honorer «El Pele» qui a affronté le sacrifice suprême le chapelet en main».

«Vous qui avez su maintenir votre identité ethnique et culturelle au-delà des frontières, faisant souvent le chemin vers votre patrie, suivez son exemple de piété chrétienne et sa dévotion spéciale à Marie que vous invoquez comme «Amari Develeskeridaj», «Notre Mère de Dieu», pour qu’elle soit l’Etoile qui guide et réjouisse vos pas».

Lors de la prière mariale de dimanche le pape s’est adressé aux diverses composantes du peuple gitan et en particulier Kalos, Rom, Sinti, Manouche, Kaoli. Dans leur langue, et en reprenant un souhait traditionnel, le pape a ajouté : «Dieu vous a conduits ici, remercions tous le Seigneur. Puissiez vous être riches, en bonne santé et vivre en paix».

Deux bienheureux italiens, une bienheureuse du Guatemala

Le pape a salué aussi les pèlerins de Reggio Calabria venus pour honorer le bienheureux Gaetano Catanoso qui fut curé de leur ville et fondateur des Filles de Sainte Véronique missionnaires de la Sainte Face. Quelques détenus de la région avaient souhaité à cette occasion se rendre à la messe place Saint-Pierre avec le pape. La presse italienne avait fait écho à leur demande, mais les autorités pénitentiaires ne leur ont pas accordé cette «permission».

Les fidèles de Crémone sont venus, eux, honorer le bienheureux Enrico Rebuschini, prêtre camillien qui consacra la majeure partie de sa vie aux malades. Symboliquement, le Sud et le Nord de l’Italie se rencontraient autour de leurs saints.

Mais ceux qui ont fait le plus long voyage sont les pèlerins d’Amérique latine attirés à Rome par la figure de Maria Encarnacion Rosal, née au Guatemala, réformatrice de l’Ordre de Bethléem en Colombie et au Costa Rica. (apic/imed/mp)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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