Les prêtres, exemples vivants pour les vocations sacerdotales

Rome: Congrès international sur les vocations en Europe

Rome, 11 mai 1997 (APIC) Les prêtres eux-mêmes, comme exemples vivants du choix radical de suivre Jésus, sont responsables de façon déterminante pour les vocations sacerdotales, a déclaré le pape Jean Paul II aux participants au Congrès international sur les vocations en Europe qui a achevé ses travaux samedi à Rome.

«N’ayez pas peur de faire parvenir aux jeunes que vous rencontrez dans votre ministère quotidien cet appel du Seigneur!»: c’est l’encouragement donné par le pape aux membres du Congrès européen sur les vocations sacerdotales, qu’il a reçus en audience à la veille de son départ pour le Liban. Ils étaient environ 250, représentant 37 pays, y compris des pays comme l’Ukraine où le clergé catholique est en majorité de rite oriental.

La nostalgie de Dieu habite l’Europe

Jean Paul II a appelé ces responsables de la pastorale des vocations à un «saut qualitatif» et les a invités à faire de cette pastorale une des priorités de «toute la communauté chrétienne». Il a fait constat encourageant: la «nostalgie de Dieu» habite l’Europe, en particulier les jeunes. «Rien ni personne ne peut étouffer dans l’homme la question sur le sens ou le désir de la vérité», a insisté le pape. Il ne faut donc pas craindre de proposer aux jeunes, qui ne sont pas satisfaits par la «médiocrité», de grands idéaux et de leur «ouvrir le coeur à une généreuse suite du Christ».

Le pape a aussi souligné que les vocations ne sont le fruit ni de la «génération spontanée» ni de «l’activisme qui ne compte que sur les moyens humains». Il a redit «l’urgence», dans les communautés chrétiennes, d’un «grand mouvement de prière». Il faut ensuite promouvoir une vééritable «culture des vocations» chez les jeunes et dans les familles. Pour cela, a souligné le pape, la joie des consacrés eux-mêmes est un témoignage incontournable. C’est ainsi seulement que la pastorale des vocations sera en mesure d’apporter au peuple de Dieu le nombre de personnes consacrées dont il a besoin, a souligné Jean Paul II, et les Eglises européennes pourront alors «continuer à accomplir leur mission d’évangélisation, de sanctification et de promotion humaine également dans le prochain millénaire».

Mgr Karl Lehmann, évêque de Mayence, avait souligné jeudi l’importance de la première vocation de l’homme, la vocation à la vie, demandant que la pastorale des vocations s’appuie sur une véritable défense de la vie en Europe. Vendredi matin, le congrès a été secoué par les chiffres donnés par Mgr Sofron Mudry, évêque coadjuteur d’Ivano-Frankivsk sur les vocations de l’Eglise gréco-catholique en Ukraine, un pays qui compte 52 millions d’habitants: 5 séminaires et une académie de théologie pour360 séminaristes à Lviv, 450 à

Ivano, 90 à Ternopil, 80 à Uzhhorod, 40 à Drohobych. Et l’évêque de lancer: «Nos enseignants ont souvent 80 ans. Nous avons besoin de formateurs, aidez-nous !».

Une «top model» italienne devient nonne

Lors de l’audience chez le pape, les congressistes ont entendu un témoignage étonnant, celui d’une ancienne «top-model» italienne, Antonella Moccia. Après avoir étudié les sciences religieuses, Soeur Antonella se prépare à prononcer ses voeux définitifs dans une congrégation religieuse qu’elle ne nomme pas, pour éviter tout tapage médiatique. La Charité des soeurs de Mère Teresa l’a conduite à la vocation: encore top-model, elle venait servir avec elles des repas aux clochards de Rome. (apic/imedia/cip/be)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!