Le Père Bini (Italie) succède à Hermann Schalück
Assise: Nouveau maître général des franciscains et message du pape
Assise, 15 mai 1997 (APIC) Le Frère Giacomo Bini, un Italien de 57 ans, a été élu ministre général de l’Ordre des Frères Mineurs mercredi à Assise, lors du chapitre général qui rassemble 145 délégués représentant les quelque 18’000 Franciscains du monde. Il succède à Hermann Schalück (Allemagne), qui a exercé cette charge de 1991 à 1997.
Né le 23 août 1938 à Ostra Vetere, dans la province des Marches, Giacomo Bini est entré chez les Franciscains en 1956. Il a fait profession solennelle en 1963, et a été ordonné prêtre l’année suivante. Maître des novices, puis vicaire provincial de la province des Marches, il est parti comme missionnaire en 1983 et a été alors transféré dans l’une des deux provinces franciscaines d’Afrique, dont il a été successivement par la suite vicaire puis ministre provincial à Nairobi (Kenya).
Formé à l’Institut catholique de Paris, il a ensuite obtenu le titre de docteur en sciences religieuses auprès de l’Université de Strasbourg en 1971, avec une thèse intitulée «Péché et pénitence chez saint Basile de Césarée».
Une urgence
Dans un message adressé aux chapitre réuni à Assise, Jean-Paul II se réfère à la lettre de la règle de saint François pour envoyer de nouveau les Franciscains en mission. «Toute l’histoire des Frères mineurs confirme que l’annonce de l’Evangile est la vocation, la mission et la raison d’être de cette fraternité», rappelle-t-il.
«Evangéliser tous les hommes est une urgence», insiste le pape, en se félicitant que ce soit une des priorités du chapitre général. Il souligne également le lien voulu par saint François entre évangélisation et charité:
«Ces claires orientations du fondateur exigent l’unité et la complémentarité entre l’annonce de l’Evangile et le témoignage de la charité. Et cela suppose pour tous, clercs et laïcs, une formation adéquate, ajoute le pape. Enfin, «c’est de la communion avec le Christ que la vie apostolique et caritative puisera son contenu, sa cohérence et son dynamisme». Le pape souligne ainsi l’unité nécessaire entre action apostolique et esprit de prière, toujours selon le voeu de saint François, pour qui le prédicateur doit d’abord «se réchauffer intérieurement» pour ne pas «proférer à l’extérieur de froides paroles». (apic/cip/imed/pr)




