L’œcuménisme, un des sujets de conversation

Rome: Le président géorgien Chevardnadze chez le pape vendredi

Rome, 15 mai 1997 (APIC) Ancien ministre des Affaires étrangères de l’Union Soviétique sous Gorbatchev, Edouard Chevarnadze, rencontrera vendredi au Vatican le pape Jean-Paul II pour la deuxième fois, mais cette fois en tant que président de la jeune République de Géorgie.

Répondant aux questions des journalistes mercredi à l’issue de l’inauguration de l’exposition d’un artiste géorgien accueillie par l’Université Pontificale Grégorienne, le président n’a pas caché la forte impression laissée par sa première visite au pape: «J’ai vu en lui une immense sagesse, a-t-il confié, comme s’il prophétisait tout ce qui allait arriver par la suite: la liberté des peuples et des consciences et les changements aussi à l’Est».

Le président a été porté à la tête du Parlement le 11 octobre 1992 par plus de 90 % des suffrages. Le 23 novembre de la même année, il recevait le baptême dans l’Eglise orthodoxe. L’oecuménisme ne devrait pas être absent des conversations avec Jean-Paul II. Lors de l’inauguration de l’exposition à la Grégorienne, M. Chevardnadze a parlé en effet de «convivance harmonieuse» entre les différentes confessions.

La Géorgie, qui fut l’une des premières Républiques soviétiques à proclamer son indépendance en 1990, est un petit pays chrétien de plus de 5,6 millions d’habitants. Mais elle compte aussi deux petites Républiques autonomes plus ou moins musulmanes, dont l’Abkhazie, vitale car elle offre une large façade sur la Mer Noire. Mais les tensions régionalistes et nationalistes rendent le gouvernement difficile. (apic/cip/imed)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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