Un millier de personnes pour fêter dans l’Esprit
Fribourg. 25 ans du Renouveau charismatique en Suisse romande
Fribourg, 19 mai 1997 (APIC) Près d’un millier de personnes ont participé dimanche et lundi à la paroisse du Christ-Roi à Fribourg au rassemblement marquant le 25e anniversaire du Renouveau charismatique en Suisse romande. Un public familial venu de tous horizons a prié et vibré au souffle oecuménique de l’Esprit de Pentecôte.
«Au niveau de l’organisation nous sommes très contents», témoigne Patrick Balland, coordinateur du Renouveau pour le canton de Fribourg. Les célébrations et les ateliers ont tous eu un caractère oecuménique marqué. L’ambiance est très fraternelle. Mais il faut faire la part de l’invisible qui appartient à l’intime de chaque personne. Certains n’ont peut-être rien ressenti de profond sur l’instant mais feront une expérience dans quelques temps. «Même si les chants et les célébrations ont été très chaleureuses, le succès ne se mesure pas à l’applaudimètre.»
Un des moments forts de la rencontre restera sans doute le baptême par immersion de Yasmine, 14 ans – un bassin avait été préparé pour la circonstance dans l’église -, lors de la messe de lundi dans l’église du Christ-Roi bondée, en présence de Mgr Amédée Grab, évêque du diocèse, et d’une vingtaine de prêtres. Yasmine, issue d’un milieu social défavorisé, a découvert la foi dans sa famille d’accueil et a cheminé vers le baptême. Elle a reçu conjointement la confirmation et la première communion comme c’est le cas lors des baptêmes d’adultes.
Le pasteur Jean-Philippe Calame, invité à prononcer l’homélie, a souligné le contraste entre la joie de la fête de l’effusion de l’Esprit et les moments d’impuissance face aux problèmes de la vie et du monde. «Cette sorte de situation rien n’en vient à bout, sinon la prière», a souligné le pasteur. Et qu’est-ce que la prière si ce n’est apprendre «à donner à Dieu les pleins pouvoirs» ? Pour Mgr Grab, l’Esprit de Pentecôte doit pousser à manifester la bonté de Dieu, à faire vivre l’espérance.
Placé sous la figure de Nicolas de Flüe, dont l’Eglise suisse fête cette année le cinquantenaire de la canonisation, le rassemblement a aussi voulu mettre en valeur le dialogue et le respect de l’autre. Grâce à la médiation de Bruder Klaus, les Suisses ont pu éviter la guerre civile. Un accent particulier a été mis sur l’oecuménisme, insiste Patrick Balland. Ainsi lors des ateliers du lundi après midi, chaque groupe a écouté un témoignage catholique et un témoignage protestant ou évangélique. Non pas dans le sens d’un débat théologique, mais dans le sens d’une écoute de la vie.
Pour le pasteur Calame, une des tendances actuelle du Renouveau est son intégration dans les Eglises traditionnelles, non pas dans un repli confessionnel, mais plutôt dans une prise de conscience plus claire de la tradition. Ce qui n’empêche d’ailleurs pas la prière commune. Le Renouveau ne signifie pas la marge, mais la redécouverte de la Parole de Dieu toujours nouvelle, conclut Patrick Balland. (apic/mp)




