La participation de l’Eglise en question, Rome intervient
Allemagne: Evêques divisés sur le Service de consultation pour les grossesses non désirées
Baden-Baden/Fulda, 27 mai 1997 (APIC) Le système de consultation de l’Etat pour les cas de grossesse non désirées – auquel participe l’Eglise catholique en Allemagne – divise profondément l’épiscopat allemand. 27 évêques allemands ont été reçus au Vatican mardi par le pape Jean Paul II, le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano et plusieurs chefs de dicastères de la curie pour une mise au point sur les questions de l’avortement.
Selon le Vatican, cette réunion a été par les évêques allemands, alors que la presse considère qu’ils ont été à Rome. Une réunion avait déjà eu lieu récemment entre Mgr Karl Lehmann, président de la Conférence épiscopale, accompagné d’une délégation, et le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Aucune solution n’avait cependant été trouvée.
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L’archevêque de Fulda, Mgr Johannes Dyba, plaide pour le retrait de l’Eglise de ce système de consultation étatique, estimant que l’attestation rédigée après la consultation, conformément à ce qu’exige la loi, – l’entretien préalable est une condition pour une interruption de grossesse sans poursuites judiciaires – est une . Une majorité des évêques allemands, par contre, considère que le fait pour l’Eglise de rester dans ce système étatique de consultation est le meilleur moyen de protéger la vie des enfants non encore nés. L’entretien accordé à une femme en détresse peut changer sa décision d’avorter.
Ces derniers temps, plusieurs discussions fermes ont eu lieu entre l’épiscopat allemand et les instances romaines à propos de ce système de consultation. En Allemagne, on compte quelque 260 services de consultation de ce genre sous la responsabilité de l’Eglise catholique.
Dans une contribution du journal du diocèse de Fulda , Mgr Dyba affirme qu’actuellement 95% des avortements sont réalisés après présentation de l’attestation de consultation, et seulement 5% sur indications médicales ou indications criminologiques (viol, inceste…). Celui qui considère ce système comme meilleur doit le prouver, écrit-il. Chaque diocèse devrait indiquer combien d’attestations de consultation il a établies et dans combien de cas il y a eu effectivement des interruptions de grossesse. Et d’estimer que là où ces données ne sont pas mises sur la table, tout le discours sur l’efficacité de la consultation dans le cadre des prescriptions imposées par l’Etat n’est qu’affirmation sans preuves.
A Fulda, l’archevêque a décidé la sortie du système étatique de consultation en 1993. Plus aucune attestation de consultation n’est émise par le diocèse. Cependant, affirme Mgr Dyba, contrairement à ce qui se dit, le service de consultation du diocèse existe toujours et le nombre des femmes qui viennent y demander conseil n’a jamais reculé. Il a au contraire augmenté, passant de 2’795 en 1992 – année où les attestations étaient encore établies – à 3’356 l’an dernier.
Le président de la Conférence épiscopale pour le maintien du système actuel
Mgr Karl Lehmann, président de la Conférence épiscopale allemande, s’est prononcé expressément pour le maintien de l’Eglise catholique dans le cadre du système actuel. Dans le débat sur la vie et la mort, il est extrêmement important que l’Eglise reste le plus proche possible des femmes en détresse, a-t-il affirmé sur les ondes de la radio, précisant que c’était là la position de la majorité des évêques allemands.
L’évêque de Mayence n’est pas d’accord avec les appréciations faites et chez selon lesquelles l’Eglise serait impliquée de façon inadmissible dans des avortements potentiels en émettant des certificats de consultation. Le président de la Conférence des évêques estime que l’Etat a le d’encourager la vie. Raison pour laquelle on a aussi besoin d’une preuve tout à fait concrète qu’une telle consultation positive a bel et bien eu lieu.
Morat: Synode de l’Eglise évangélique réformée du canton de Fribourg
Finances au beau fixe
Morat, 27 mai 1997 (APIC Les délégués de l’Eglise évangélique réformée du canton de Fribourg (EERF) ont participé lundi 26 mai à Morat au Synode de printemps de l’Eglise réformée. Au cours de leur session, les synodaux ont mis un point final à la révision de la Constitution de l’Eglise, qui sera soumise cet automne dans les paroisses en votation populaire. Ils ont aussi pris connaissance des projets d’avenir, notamment la participation de l’Eglise réformée fribourgeoise à l’Expo 2001.
Alors que bon nombre d’Eglises cantonales sont dans les chiffres rouges, les comptes de l’EERF affichent une belle santé. L’exercice 1996 s’est en effet soldé par un excédent de recettes de 45’000 francs sur un total de 1,12 million de francs. Ce bon résultat provient d’économies réalisées en matière de traitements: vacances de postes et prise en charge par l’Etat du salaire total de l’Aumônerie des handicapés.
Une Constitution revue de fond en comble
La nouvelle loi régissant les rapports Eglises-Etat dans le canton de Fribourg a nécessité la mise en chantier de la Constitution. Ce texte fondamental est aujourd’hui sous toit. Les synodaux y ont mis la dernière main à Morat. Revue de fond en comble, la nouvelle Constitution compte 48 articles, approuvés par le législatif de l’Eglise et jugés conformes par le Conseil d’Etat. La prochaine et dernière étape consistera à soumettre ce texte en votation populaire. L’organisation du scrutin est fixée au 23 novembre prochain.
Le Conseil synodal a en outre a levé le voile sur la participation de l’Eglise fribourgeoise à l’Expo 2001. En collaboration avec ses partenaires de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), l’EERF sera sollicitée dans le cadre du projet des Eglises pour animer des cultes. Durant les cinq mois de l’exposition, 70 cultes sont prévus à raison de un par semaine dans chacun des cinq lieux retenus. Ces services seront toutefois assurés selon une clé de répartition entre les Eglises de la FEPS, l’Eglise catholique romaine et les autres Eglises (orthodoxes, évangéliques).
L’Eglise réformée fribourgeoise compte 15 paroisses. (apic/spp/pr)




