Le Conseil des Eglises publie un message de soutien
Afrique du Sud : Procès d’ Allan Boesak
East London, 14 avril 1997 (APIC) Le Conseil des Eglises d’Afrique du Sud (SACC) a adressé un message de soutien à Allan Boesak, qui doit répondre des accusations de détournement de fonds (plus d’un million de rands, soit environ 225’000 dollars EU), versés par l’Organisation d’entraide danoise DanChurchAid pour les victimes de l’apartheid.
Sous le régime de l’apartheid, Allan Boesak était l’une des figures de l’opposition à la politique raciste de l’Afrique du Sud. Et le SACC était également connu pour ses prises de position contre le gouvernement. >, souligne le SACC dans une déclaration publiée à Johannesburg le 8 avril.
Allan Boesak est revenu en Afrique du Sud pour comparaître devant le tribunal du Cap, qui a fixé au 4 août la date du procès devant la Cour suprême du Cap. Dès le début de cette affaire, Allan Boesak et sa famille étaient partis aux Etats-Unis, ou il a occupé plusieurs fonctions universitaires.
Le SACC accueille Allan Boesak dans le pays auquel il appartient – l’Afrique du Sud. Il est triste de constater qu’avec l’avènement de notre nouvelle société il a du aller vivre dans une autre nation pour une si longue période. Le SACC se déclare préoccupé par l’éventualité d’une exploitation médiatique de ce procès, comme ce fut le cas pour le procès O.J. Simpson aux Etats-Unis, et d’une division de l’opinion selon des lignes raciales. O.J.
Simpson, sportif noir très connu aux Etats-Unis, avait été déclaré non coupable du meurtre de son épouse et d’un ami de celle-ci à l’issue d’un très long procès, retransmis à la télévision. Nous craignons surtout que ce procès ne soit exploité par ceux qui se soucient peu de notre nouvelle démocratie, fondée sur l’union d’un peuple, pour le transformer en un procès national, à l’instar du procès Simpson, et diviser une fois de plus un peuple aujourd’hui uni en une seule nation. D’ailleurs, les signes en sont déjà perceptibles.
Allan Boesak avait été président de la branche du Cap-Occidental du Congrès national africain (ANC) et il avait été pressenti pour devenir ambassadeur de l’Afrique du Sud auprès des Nations Unies à Genève peu avant que l’affaire n’éclate. Il a été président de l’Alliance réformée mondiale. Il doit répondre de 30 chefs d’accusations: 21 pour vol et neuf pour escroquerie portant sur les fonds destinés aux victimes de l’apartheid et versés par DanChurchAid à la Fondation > qu’il dirigeait. L’affaire a été rendue publique après une demande d’enquête faite par l’organisation danoise, avec laquelle le SACC continue d’entretenir des relations amicales. (apic/eni/nb/fd)




