Eglise, religion et société à l’ère de la communication globale
Au-delà des chapelles
Les 80 ans de l’agence de presse APIC ont été l’occasion de se pencher sur le passé de l’entreprise, de faire le point sur le présent et de préparer l’avenir. Cette réflexion prospective fait l’objet d’une plaquette. En quelques 80 pages, tous les abonnés, amis et bienfaiteurs de l’APIC sont invités à mieux nous connaître.
Rappeler que le monde est régi aujourd’hui par les lois de la communication est une banalité. Le message des Eglises ne passe plus seulement par le canal de la prédication, mais de manière de plus en plus exclusive par celui des médias écrits ou audiovisuels. En Suisse, d’aucuns font des déclarations de sortie d’Eglise, fâchés qu’ils sont par une affirmation du pape sur tel ou tel sujet. Ils ne se rendent pas nécessairement compte qu’ils forgent leur image de l’Eglise à partir de journaux dont l’information religieuse se limite souvent à quelques gros titres sur «l’affaire Haas» ou sur la morale sexuelle catholique.
L’œuvre d’un laïc
Il y a 80 ans, un homme, Ferdinand Rüegg, avait déjà saisi les enjeux et les défis de l’information dans l’Eglise. La naissance de la KIPA n’est pas due à une intervention de l’autorité ecclésiale, mais à l’intuition d’un laïc persuadé que les catholiques avaient besoin d’une information complète, véridique et exacte. Depuis 1917, au-delà de l’évolution de la pensée catholique et des technologies de la communication, l’APIC/KIPA a su maintenir et défendre cette intuition fondamentale.
L’histoire de l’APIC/KIPA n’est certes pas un long fleuve tranquille. A plusieurs reprises l’agence a connu des difficultés qui ont bien failli la conduire au bord de la liquidation (1919, 1932, 1935, 1955, 1967, début des années 1990). L’ingéniosité des hommes, le soutien des bienfaiteurs, les sacrifices personnels ont permis à chaque fois de redresser la barre. Souvent sans grand bruit, rarement au-devant de la scène, l’agence a continué d’assurer son travail de «grossiste» de l’information auprès des médias et des institutions ecclésiastiques tant en Suisse qu’au niveau international. Un travail que certains jugeront ingrat, mais que ceux qui l’ont exercé ou l’exercent encore considèrent comme passionnant.
Reconstruire l’histoire de l’APIC/KIPA, c’est se plonger dans l’histoire du siècle. Tant il est vrai que l’Eglise et les catholiques n’ont jamais été absents des événements du monde. Des deux guerres à la décolonisation, du pape Benoît XV à Vatican II, des révolutions communistes à la chute du mur de Berlin.
Etre présent là où se vit l’histoire
Relire l’histoire, c’est aussi ouvrir la porte de l’avenir. Entre l’utilisation des émissions en ondes courtes de Radio-Vatican il y a plus d’un demi-siècle et l’entrée dans le monde virtuel d’Internet, n’y a-t-il pas quelque analogie? La volonté d’être présent là où l’histoire se vit, de jeter un regard toujours curieux sur le monde, sont aujourd’hui les axes de l’activité de l’APIC… pour les 80 prochaines années.
Les membres de la Coopérative APIC/KIPA ainsi que les abonnés recevront gratuitement la brochure éditée pour les 80 ans de l’agence. D’autres exemplaires sont disponibles pour le prix de 20.– francs (TVA et frais d’envoi inclus) auprès de l’administration de l’APIC, case postale 510, CH – 1701 Fribourg fax: (0)26 426 48 30
Sarajevo: Prix des droits de l’homme de la Fondation Friedrich-Ebert pour un franciscain
Un prix contre le fanatisme religieux et l’extrémisme politique
Sarajevo/Bonn, 28 avril 1997 (APIC) La Fondation Friedrich-Ebert, à Bonn, a décerné son Prix des droits de l’homme à un religieux franciscain de Sarajevo, le Père Petar Andelovic, 59 ans. Ce Prix, doté de 20’000 marks, récompense le provincial des franciscains de Bosnie pour son engagement courageux en faveur de la compréhension entre les parties en guerre et contre le fanatisme religieux et l’extrémisme politique.
La Fondation Friedrich-Ebert, proche des sociaux-démocrates allemands du SPD, a relevé lundi à Bonn que les franciscains de Bosnie ont travaillé depuis de nombreuses années à la compréhension entre les peuples et les religions dans la région; ils ont donné des impulsions pour dépasser les antagonismes. Le Père Andelovic a annoncé qu’il remettra cette somme pour venir en aide à la population deshéritée.
Né en 1937 dans la région de Brcko, le Père Andelovic a étudié la philosophie et la théologie à Sarajevo et à Fulda, en Allemagne. Il a également fait des études de journalisme à Münster. Le Prix lui sera remis le 9 juin prochain à Bonn. La laudatio sera faite par Hans Koschnick, ancien administrateur de l’Union européenne à Mostar. (apic/kna/be)




