L’Eglise orthodoxe pas hostile
Liban : Instauration du mariage civil
Beyrouth, 4 avril 1997 (APIC) L’Eglise orthodoxe ne serait pas hostile à l’instauration du mariage civil au Liban, alors qu’au contraire les principales autres Eglises du pays (Eglise maronite et Eglise catholique de rite byzantin) sont opposées à un tel projet, de même que les communautés musulmanes sunnite et chiite.
Au cours d’une table ronde organisée sur ce sujet par le quotidien Al-Nahar réunissant des représentants des différentes communautés religieuses du pays, le Père Ibrahim Saad, prêtre du diocèse du Mont-Liban, a souligné que l’Eglise orthodoxe n’avait pas défini à ce jour sa position officielle, mais à titre personnel il s’est prononcé pour un mariage civil facultatif. Une telle solution a-t-il dit, permettrait de respecter les libertés individuelles ainsi que de préserver l’Eglise d’une obligation purement formelle. Il est absurde, a-t-il souligné, de forcer quelqu’un à se marier à l’église si cela ne correspond pas à ses convictions personnelles, de la même façon qu’il est blasphématoire de contraindre l’église à galvauder ainsi un sacrement.
Le Père Saad a néanmoins jugé que l’introduction du mariage civil restait difficile, la théologie du mariage, le statut juridique entre l’homme et la femme, ainsi que, tout simplement les mentalités n’étaient pas les mêmes dans les différentes communautés religieuses du pays, notamment chez les chrétiens et les musulmans. D’une manière générale, a-t-il affirmé, . Or, > d’une civilisation > ne doit pas faire de distinction , a-t-il ajouté, en paraphrasant saint Paul.
Le débat sur l’instauration du mariage civil au Liban a été récemment relancé dans des déclarations faites en ce sens par le président libanais, Elias Hraoui. Jusque là, l’organisation de l’Etat suivant les principes confessionnels ainsi que l’absence d’un code civil commun concernant le statut de l’individu et les droits de succession font qu’au Liban les mariages civils sont interdits par la loi. (apic/sop/fd)




