Hommage au dominicain René Luneau
Paris:
Paris, 25 mars 1997 (APIC) Un public nombreux s’est réuni à Paris autour du dominicain René Luneau, qui prenait sa retraite comme chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Spécialiste des Eglises africaines, il a présenté à cette occasion le résultat de ses recherches sur les différentes étapes du Synode africain.
Entre le vœu émis en 1977 par le Camerounais Eboussi Boulaga de voir se réunir un Concile africain et la promulgation par Jean-Paul II de l’exhortation apostolique post-synodale en 1995, les grands problèmes de l’Eglise en Afrique ont connu des avancées et des reculs.
L’orateur a étudié l’évolution de ces principaux thèmes au cours des vingt-cinq dernières années et surtout dans les étapes du processus synodal: documents préparatoires, interventions et discours pendant la phase romaine, final, propositions soumises au pape et, enfin, exhortation post-synodale.
Certaines questions présentes dans la préparation du Synode ont été oubliées en cours de route, tandis que d’autres, à peine évoquées au début, ont reçu une certaine consécration dans les documents finaux. C’est le cas, par exemple, des petites communautés ecclésiale et de l’Eglise-famille de Dieu. Par contre, dans les thèmes oubliés ou presque, René Luneau relève les Eglises afro-chrétiennes, le problème démographique (l’Afrique atteindra le milliard d’habitants vers 2010) et les questions tournant autour de la santé (dont celles soulevées par le sida). Ce qui touche aux sacrements et aux ministères n’a pas non plus connu l’approfondissement que beaucoup de pasteurs africains souhaitaient.
Fait relativement rare, le Magistère romain a puisé abondamment dans la production d’un magistère particulier, en l’occurrence l’épiscopat africain: 50 des 64 propositions synodales ont été reprises dans l’exhortation . (apic/cip/mc/pr)




