La VIIIe Assemblée du Conseil œcuménique des Eglises (COE) ouverte jeudi 3 décembre à Harare (Zimbabwe), célèbre 50 années au service de l’œcuménisme de l’organisation basée à Genève. Créé en 1948 à Amsterdam, fort d’un demi-siècle d’une expérience œcuménique particulièrement riche et mouvementée, le COE arrive aujourd’hui à l’heure de son bilan, à un moment où l’institution genevoise s’interroge sur son avenir. Autant sa vocation d’origine – l’unité visible des Eglises – reste claire et n’a aucune raison d’être remise en cause, autant ses structures actuelles et son mode de fonctionnement doivent être revus et corrigés.

Le COE, 50 ans au service de l’œcuménisme

Une nouvelle charte de l’œcuménisme

La compréhension que dès le début le COE a eue de la «communauté fraternelle d’Eglises» qu’il entend être continue aujourd’hui d’être l’objet d’interprétations diverses. Face à ces interrogations, et plutôt que de se livrer à une démarche du type «bilan et perspectives», les responsables du COE ont pris le parti d’une réflexion globale, laquelle sera soumise aux délégués présents à Harare à partir des conclusions du document «Vers une vision et une conception commune du COE». Fruit d’une longue réflexion menée à partir de 1989, ce document d’orientation se présente comme une nouvelle charte de l’œcuménisme proposée par le COE à l’ensemble des communautés chrétiennes à l’aube du nouveau millénaire. Après avoir été soumise à la discussion de toutes les Eglises membres, la dernière mouture en a été adoptée par le Comité central, en septembre dernier, à Genève. Elle a été présentée en séance plénière à Harare dimanche 6 décembre.

Confirmation des réformes déjà décidées

Pour ce qui est des structures et du mode de fonctionnement, l’Assemblée du jubilé ne devrait pas revenir sur l’essentiel des réformes décidées lors des précédents Comités centraux. Allégé et restructuré en grande partie pour des raisons financières, le COE entend se recentrer sur sa vocation d’origine, quitte à confier certains de ses programmes à d’autres organismes œcuméniques, internationaux ou régionaux. Par ailleurs, l’intensification des relations entre le COE et ses Eglises membres, ainsi que les relations entre celles-ci, seront privilégiées dans toutes les initiatives futures pour remédier au défaut qu’il lui est souvent reproché d’apparaître comme un organisme lointain et distant. (apic/com/coe/be)

6 décembre 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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