Fondateur du CIMI et de la CPT

Mgr Tomas Balduino fait partie depuis longtemps de l’aile dite «progressiste» de l’épiscopat brésilien. L’option préférentielle pour les pauvres et la formation des communautés ecclésiales de base ont toujours été les deux priorités de son action pastorale. Ce qui lui a valu d’être une des cibles préférées des conservateurs. A l’intérieur et au dehors de l’Eglise: En pleine dictature militaire, en 1970, Mgr Geraldo Proença Sigaud, évêque de Diamantina, le dénonçait publiquement comme «un évêque communiste infiltré dans l’Eglise catholique». Et à la même époque, le politicien de Salvador da Bahia, Antônio Carlos Malgalhaes, actuellement président du Sénat, déclarait que l’évêque dominicain «trafiquait davantage avec le diable qu’avec Dieu».

Mgr Balduino est l’un des fondateurs du Conseil indigéniste missionnaire (CIMI) et de la Commission pastorale de la Terre (CPT), influentes institutions ecclésiales de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB). En quittant son diocèse, il souhaite accompagner de près la formation des groupes qui font le lien entre foi et politique. «L’Evangile demande que les chrétiens soient un espérance au milieu du monde. Spécialement pour tous ceux qui cherchent Dieu avec un cœur sincère dans la politique, dans l’économie et dans la culture». (apic/plp/ba)

8 décembre 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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