Pour une rencontre européenne du 4 au 8 août 1999
Compostelle: 100’000 jeunes attendus à Saint-Jacques de Compostelle
Saint-Jacques de Compostelle, 10 décembre 1998 (APIC) Quelque 100’000 jeunes de toute l’Europe sont attendus à Saint-Jacques de Compostelle du 4 au 8 août 1999. Ce rassemblement marquera la dernière année sainte du siècle et devrait donner aux participants un souffle nouveau pour construire au XXIe siècle une Europe du dialogue et de la solidarité.
Tout un symbole: c’est du coeur du Parlement européen à Bruxelles que les organisateurs espagnols ont annoncé leur projet de pèlerinage européen, au nom de Mgr Julián Barrio Barrio archevêque de Compostelle. «Rien n’est plus européen que le chemin de Saint-Jacques», ont-ils expliqué: «depuis le IXe siècle, le pèlerinage à la tombe de l’apôtre a joué un rôle fondamental dans la construction de l’Europe, unissant les principales villes et pays du continent, jusque dans le domaine du droit».
Le Conseil de l’Europe a d’ailleurs reconnu en 1997 le Chemin de Saint-Jacques comme premier itinéraire européen. Ce n’était pas qu’un hommage ému aux pèlerins du Moyen-Age. C’était une prise en compte du renouveau que connaît le pèlerinage à Santiago depuis quelques années. En 1997, 25’714 pèlerins de 72 pays ont marché vers Compostelle; les deux tiers avaient moins de 16 à 35 ans.
Sur les routes de Saint-Jacques, les garçons sont deux fois plus nombreux que les filles. Pourquoi? «Nous n’avons pas étudié la question», répond le responsable du Service de presse du pèlerinage des jeunes, José Maria Ramon. Mais d’autres statistiques sont plus révélatrices. Ainsi, sept fois sur dix, les pèlerins se rendent à Compostelle à pied; les autres, en général, préfèrent le vélo. Mais pour tous, la démarche physique importe au pèlerinage, comme pour associer la démarche physique au chemin qui se fait intérieurement. Sept fois sur dix, on marche d’ailleurs vers Saint-Jacques pour des motifs religieux, même si ceux-ci peuvent être mêlés à des raisons culturelles.
On ne s’en étonnera pas: chaque année, les deux tiers des pèlerins viennent d’Espagne: ils étaient 17’508 en 1997. Suivaient la même année les Français (1’729), les Allemands (1’545), les Belges (759), les Italiens (470), les Suisses (271) et les Britanniques (257). (apic/cip/pr)




