Une forme essentielle de la coopération au développement
Dulliken: Forum européen sur le volontariat dans les pays du Sud
Dulliken (SO), 10 décembre 1998 (APIC) Plus de 50 délégués représentant quelque 250 ONG d’une dizaine de pays d’Europe se sont retrouvés du 6 au 9 décembre à Dulliken, près de Soleure. But de la rencontre organisée par la communauté de travail des organisme de développement «Unité» : analyser la pertinence et les perspectives du volontariat comme forme spécifique de collaboration entre le Nord et le Sud.
Le volontariat reste une forme essentielle de la coopération au développement, un pont interculturel irremplaçable entre la Suisse et les pays du Sud, rappelle «Unité». L’envoi de volontaires à l’étranger est un des meilleurs hommages quotidiens qui peut être fait à la Déclaration universelle des droits de l’homme dont on fête le cinquantenaire, ont relevé les participants.
Des délégués des organisations partenaires du Brésil et d’Afrique du Sud, ainsi qu’un représentant de la Direction du développement et de la coopération (DDC), principal pourvoyeur de fonds d’»Unité», ont également participé à ce séminaire.
Les participants de Dulliken ont adopté une série de recommandations. Parmi celles-ci le rappel de la nécessité de consolider les réseaux de la société civile européenne pour la réflexion et l’action; la promotion des échanges professionnels Sud-Nord; l’approfondissement des concepts relatifs à l’interculturalité.
«Unité» regroupe une trentaine d’organismes suisses, confessionnels ou non, actifs dans la solidarité Nord-Sud, en particulier par l’envoi de volontaires et de coopérants. Actuellement «Unité» coordonne l’engagement de quelque 230 volontaires suisses dans des projets gérés par des partenaires du Sud et touchant la santé, le social, l’agriculture et l’éducation. «Unité» appuie également la formation, le perfectionnement et le suivi régulier des personnes engagées dans le Sud. La sensibilisation de la population suisse aux questions Nord-Sud est également une des tâches de cette communauté de travail. Le programme d’»Unité» cherche enfin à renforcer la composante culturelle qui fait partie de toute activité de coopération au développement. (apic/com/mp)




