Manque de respect à l’égard des convictions catholiques
Belgique : une émission TV rappelée à l’ordre
Bruxelles, 29 décembre 1998 (APIC) Le Conseil de la Communauté flamande de Belgique chargé des litiges en matière de radio et de télévision vient d’adresser un avertissement aux responsables de l’émission Wacko-Winkels, qui avaient tourné en dérision des usages et des convictions de l’Eglise catholique.
Ce rappel à l’ordre fait suite à une plainte déposée fin octobre au nom des évêques flamands contre un reportage diffusé par la Radio-Télévision flamande (VRT) sur un magasin d’objets liturgiques. La série Wacko-Winkels fait partie du magazine de jeunes Studio.Ket et vise à faire découvrir à chaque émission un magasin original pour la gamme insolite de ses produits.
Le reportage sur le magasin de vêtements liturgiques avait été conçu sur un ton légèrement satirique. Mais la réalisation a pris une tout autre tournure. On y a, par exemple, présenté un chandelier en l’associant à un «prie-Dieu érotique», tandis qu’on ridiculisait pour leurs couleurs variées des échantillons d’étoffe pour chasubles.
Le programme a été reçu dans de nombreuses familles catholiques comme charriant de «grossières insultes» et témoignant d’un «manque de respect élémentaire pour les convictions d’autrui», ainsi que l’a souligné le cardinal Danneels.
Immédiatement après l’émission, plainte a été déposée par plusieurs personnes auprès du Conseil flamand pour les litiges en matière audiovisuelle. Les journaux flamands et les évêques eux-mêmes ont également reçu de nombreuses lettres de téléspectateurs indignés. Dès le mois de novembre, ces réactions ont amené le rédacteur en chef Leo De Bock à présenter ses excuses. L. De Bock a par ailleurs assuré les téléspectateurs que les mesures nécessaires seraient prises afin que de tels «dérapages» ne se produisent plus.
Selon le quotidien «Het Volk», le Conseil des litiges a jugé que «l’émission mise en cause a ridiculisé une conception du monde de manière provoquante dans un programme d’information», ce qui «est en contradiction avec les règles de la déontologie journalistique».(apic/cip/mp)




