«Cher papa, cher maman,

Je lisais la démonstration de l’existence de l’âme par Descartes, il était huit heures quand on vint m’annoncer que cette nuit est la dernière que je passe ici-bas. J’étais loin de m’attendre à ce coup, mais j’ai gardé un sang-froid duquel j’augure bien, jusqu’à six heures moment où ma tête tombera(…) Je meurs donc au sein de l’Eglise catholique romaine. Avec le Christ, je pardonne tout ce qui est à pardonner. Mon cœur ne ressent plus aucun ressentiment contre quiconque. (…) Moi je demande pardon à tous ceux qui ont quelque chose à me reprocher. Au reste, durant ma courte vie mon cœur n’a jamais ressenti de véritable haine. Je ne meurs pas stoïquement mais chrétiennement (…)» (apic/ba)

9 novembre 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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